voyager à vélo avec enfants cyclotourisme

Notre rando à vélo : la préparation

Nous revenons de deux jours de rando à vélo avec la lutine. C’était vraiment super, je crois qu’elle a adoré, elle n’a fait que bavarder et chanter sur le vélo derrière moi (pendant que je soufflais et transpirais 😀 . Voici quelques articles pour vous raconter nos aventures, et d’abord, la préparation de la rando.

L’itinéraire : J’ai choisi de pédaler le long d’un canal, afin d’être sur du plat. Je ne suis pas très sportive et je tire 40kgs donc du plat, c’est très bien ! Notre itinéraire faisait 30 kms par jour. Cela permet de pédaler tranquillement, d’arriver en début d’après-midi au camping, et de profiter de la baignade et des jeux pour enfants. J’ai bien bossé mon itinéraire avec les sites sur les véloroute, puis emporté une carte au 50 000e qui tout à fait assez précise et détaillée. J’ai choisi de partir un week-end où mon compagnon était disponible et pouvait venir à notre secours immédiatement en cas de besoin. Ça m’a permis de partir vraiment l’esprit tranquille (et de ne pas emporter de matos de réparation de vélo, que de toute façon je ne sais pas très bien utiliser, mais heureusement il n’y a eu aucun problème).voyager à vélo avec enfants cyclotourisme

Le matériel, vaste sujet, beaucoup de réflexions, de calculs, de compromis. Voici ce que nous avons emporté :

Le couchage

      • une tente golite Shangri-la 5 : très grande, pour 5 personnes, haute (1.8m sous le mat), légère, 2.5 kgs, elle m’a coûté cher, mais je l’utilise tout le temps. Malheureusement elle n’est plus en vente en France. Sur le site Arklight design, où je l’avais achetée il y a 5 ans, on en trouve d’autres légères et pratiques, certainement aussi bien.
      • un matelas thermarest Z-lite : il est super pratique, il se plie en accordéon, et du coup je peux le plier en deux facilement pour la lutine qui a du coup un double matelas, bien plus confortable.
      • une couverture polaire : elle me sert à augmenter encore le matelas de la lutine, mais aussi en journée à s’asseoir pour pique niquer ou à m’étendre pour la sieste, et en cas de grand froid soudain, elle pourrait aussi être utile.
      • un matelas auto-gonflant décathlon pour moi.
      • un duvet chacune, de chez décathlon.
      • le doudou !
      • une lampe de poche
      • un pyjama chaud chacune
      • On se sert de notre polaire comme oreiller.
      • un livre pour moi (Istanbul de Orhan Pamuk), mais très sincèrement, je n’ai quasiment pas lu

Les repas

Nous avons fait le choix de ne pas emporter le réchaud. C’était trop lourd. J’ai choisi de n’emporter que les repas de midi et les petits-déjeuners, et de faire le repas du soir dans les petites guinguettes des campings. Comme ça c’est un peu la fête, on mange chaud et copieusement.

  • un opinel
  • une popotte (casserole et son couvercle qui font deux assiettes, deux petites fourchettes et 2 cuillères)

Deux repas de midi :

  • du pain complet maison
  • une boîte de maquereaux
  • un pâté végétal
  • 2 tomates (1er jour)
  • 2 pommes (2ème jour)

Deux petits déjeuners

  • un sachet de 500g de muesli
  • 4 compotes
  • 2 bouteilles de 250ml de lait

Les provisions pour la route

  • un gros sachet de fruits secs
  • 6 biscuits à la pomme
  • une bouteille d’eau dans le porte-bidon, et une autre dans les sacoches.

Vêtements / toilette / secours

  • Une tenue de sport  chacune : short (assez long); tee-shirt micro fibres à manches courtes (mais qui arrivent quand même aux coudes, ça protège mieux du soleil)
  • une tenue pour le soir chacune : pantacourt, tee-shirt, polaire
  • maillots de bain
  • chapeaux à larges bords
  • des lunettes de soleil
  • la crème solaire
  • vestes de pluie
  • trousse de toilettes : un shampoing/gel douche, des mini-dentifrices offerts à la pharmacie, les brosses à dents, un mini tube de crème hydratante marque marilou
  • deux serviettes de toilette
  • trousse de secours : doliprane pour enfants, pansements, désinfectant, crème pour bosses, tire-tiques.
  • téléphone bien chargé

Pour le voyage

      • casques
      • pompe à vélo
      • la carte
      • appareil photo
      • deux sacoches arrières étanches de marque Vaude
      • un sac étanche de grande taille dans lequel je range la tente, et un des matelas (sac de marque vaude je crois, mais rien n’est écrit dessus, donc je ne sais plus…)
      • deux vélos dont le mien avec porte-bagages.
      • un follow-me : c’est un système qui permet d’attacher facilement le vélo de l’enfant à celui de l’adulte. Ce système d’attache est certes plus cher que les simples barres de traction, mais présente de gros avantages : le vélo de l’enfant est bien droit et dans l’axe du vélo de l’adulte (et pas tout penché comme avec les barres simples), on peut le détacher dès que l’enfant a envie de pédaler en autonomie, et replier le follow me sur le vélo de l’adulte (contrairement aux vélo troisième roue par exemple). Le vélo de l’enfant s’attache et se détache très facilement.
      • petit porte-monnaie avec : carte d’identité, un peu de liquide (attention certains campings ne prennent pas la CB), la CB.

Ce qui m’a manqué :

  • une sacoche avant, pour avoir tout le petit matériel à portée de main (appareil photo téléphone, portefeuille, fruits secs, biscuits, crème solaire)

Je crois ne rien avoir oublié de ce qui était sur nos vélos. Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

Voyage à Milan avec une lutine 1 : préparation et voyage en train

Voyager avec des enfants est une très belle aventure. En effet, ils portent un oeil émerveillé sur tout, ne sont blasés de rien, et s’enchantent de chaque nouvelle rencontre. Cependant, cela peut être un peu stressant pour les parents de voyager avec des enfants, surtout petits.

Le premier voyage avec la lutine a eu lieu lorsqu’elle avait 18 mois. Nous étions allés dans le Chianti, à la tour de Pise et à Florence. C’était un magnifique voyage. Je parlerai un peu plus tard des nombreux musées que nous avions visités avec la petite lutine qui parlait à peine.

Cette fois-ci, nous avons profité d’une super promo de la SNCF pour partir trois jours à Milan, avec sa Tatie et son Parrain. Et vraiment, ce furent trois jours géniaux.

Première étape : la préparation en amont. J’ai le sentiment qu’il faut créer chez l’enfant un horizon d’attente au sujet du voyage qu’il va entamer. L’horizon d’attente, c’est ce qu’on imagine lorsqu’on va lire un livre. Si vous ouvrez un BD qui s’appelle Astérix, vous vous attendez à ce qu’elle se passe dans la Gaule, dans un petit village, avec un petit malin, un gros costaud et un chien blanc. Et c’est cet horizon d’attente, c’est à dire ce que vous vous imaginez à l’avance de l’histoire qui vous donne envie de lire. Or les enfants qui n’ont pas encore beaucoup de connaissances et d’expériences, ne peuvent pas vraiment se créer ‘horizon d’attente. Si je dis à la lutine de 4 ans, « Demain on va à Tokyo », DSCN1586elle n’aura pas plus de réaction que si je lui dis « Demain on va à Villeurbanne ». Lire la suite