nourriture pour mésanges

De la nourriture pour les oiseaux

Cette année encore nous avions envie de préparer des petites boules de graisse et de graines pour les oiseaux de notre jardin. Nous avons eu la première grosse gelée en début de semaine, et cela nous a semblé être le bon moment pour nourrir toutes ces jolies mésanges, les rouge-gorges…

Nous avons commencé par chercher sur internet une explication de la méthode pour fabriquer les boules, car celles de l’année dernière n’était pas très réussies. Voici la fiche très intéressante que nous avons trouvée sur le site de la FCPN. Lire la suite

Des tableaux naturels

Nous nous sommes lancés dans la confection de tableaux naturels. De quoi s’agit-il ? D’un tableau sur lequel on colle des petits éléments naturels qui vont peu à peu délimiter les différentes zones de couleur du tableau, ou alors représenter les éléments du paysage. On peut se contenter de ce collage, ou ajouter par derrière un fond. Lire la suite

cartes nomenclature montessori botanique champignons

Activités autour des champignons

Dans la forêt qui s’étend derrière notre maison, il y a de très nombreux champignons que nous regardions jusqu’ici plutôt du point de vue de l’imaginaire : ce sont les jolies maisons des petites fées, ou des lutins, nous admirions les vives couleurs des nombreuses amanites tue-mouche qui bordent nos sentiers. Il y a quelques semaines, une voisine nous a rapporté un beau cep d’une de ses promenades, que nous avons dégusté avec délectation. Il n’en fallait pas plus pour nous donner envie de découvrir ce monde obscur et inconnu pour nous des champignons, cette fois d’un point de vue un peu plus scientifique.

J’ai donc parcouru de nombreux sites, et confectionné quelques outils d’apprentissage pour la lutine, toujours avide d’en savoir plus. Lire la suite

création avec marrons châtaignes glands feuilles pommes de pin épis de maïs automne

La fabrique des créatures d’automne

Lors de nos promenades en forêt et dans les champs, nous ramassons toujours des tas de choses : pommes de pin, sapin ou épicéa, glands et leurs cupules, noix, noisettes, faines de hêtre, épis de maïs, branches en tous genres, feuilles, herbes sèches, châtaignes et marrons… Aussi nous avons eu envie de faire de petits bricolages avec nos récoltes, afin de fabriquer des bonhommes et des créatures rigolotes.

Pour assembler nos bricolages, nous avons utilisé de la colle, du raphia, des cure-dents. Petite lutine a également utilisé pour la première fois le marteau et les petits clous. Elle a cloué ensemble des châtaignes et s’est débrouillée toute seule avec une grande maîtrise. se servir d'outils à 5 ans pour bricoler et fabriquerC’est bien la châtaigne, c’est assez mou, donc ça se perce facilement, même avec les cure-dents avec ou sans utiliser le marteau. En plus, bien souvent, elles ont une face plate Lire la suite

Tenir un journal d’observation de la nature

Pour son anniversaire, petite lutine a reçu une loupe, des jumelles et une lampe de poche. Elle en est ultra fan et maintenant on fait 3 pas en une demi-heure pendant les balades. On observe tout ce qu’on trouve. Et on s’amuse à tout dessiner dans notre journal d’observation de la nature, un cahier reçu aussi pour son anniversaire avec des nouveaux feutres.
Je suis parfois impressionnée par les dessins qu’elle fait, et par le naturel avec lequel elle se met en action. Elle ne se demande pas dans quel sens elle va tourner le dessin, ni comment rendre la perspective. Elle regarde, elle dessine, et c’est très beau.

activité inspirée de la pédagogie Charlotte Mason

Mon professeur de dessin dit que bien dessiner c’est d’abord bien regarder.

Ce journal d’observation de la nature est une activité, un rituel même conseillé par Charlotte Mazon, pédagogue ayant beaucoup influencé le homeschooling. J’aime beaucoup cet article en anglais d’une maman, Linda Johnson, qui explique ce qui a marché avec ses enfants pour la tenue d’un journal de nature. Voici les conseils qu’elle donne (et en italique ma toute jeune expérience de cette pratique avec la lutine) : Lire la suite

Reconnaissance des arbres de la forêt

J’avais trouvé il y a déjà plusieurs mois ces splendides cartes de nomenclature sur le site de Participassions : nomenclature arbres. Elles sont vraiment top, avec un texte explicatif sur chaque arbre mentionnant les principaux éléments permettant de le reconnaître, et une autre carte avec l’image de sa feuille en agrandi, de sa fleur et son fruit. J’ai enfin compris comment différencier les conifères, et appris avec beaucoup de surprise que le mélèze était à épines caduques (je pensais que tous les conifères gardaient leurs épines en hiver).

jeu de reconnaissance des arbres avec nomenclature montessori.jpg

Ma petite sœur qui étudie la biologie m’a expliqué le vocabulaire des cartes, trop technique pour moi. Je vous transmets ses explications. Ce vocabulaire concerne les feuilles :

  • persistantes : qui restent même en hiver / caduques : qui tombent en hiver et repoussent à tous les printemps
  • alternes : plantées en alternance une fois d’un côté puis une fois de l’autre tout au long de la branche / opposées : plantées en symétrie de chaque côté de la branche.
  • simples : la feuille est composée d’un seul tenant / composée de plusieurs folioles : la feuille représente une sorte de mini-branche qui est composée de plusieurs choses que moi j’aurais appelées des feuilles mais qui sont en fait des folioles (comme le marronnier d’Inde, le frêne ou l’acacia). La feuille c’est donc l’ensemble de ces folioles.

Ma sœur m’a aussi donné un détail pour reconnaître les feuilles de noisetier : au niveau de la tige, la feuille forme comme une sorte de cœur .

Aujourd’hui, nous sommes donc revenues à la maison en passant par la forêt avec la lutine, profitant d’une petite éclaircie. Nous avons ramassé toutes les sortes de feuilles et de branches de conifères que nous avons trouvé, ainsi que les pommes de pain quand il y en avait.

Arrivées à la maison, la lutine a tenu à faire le jeu au complet, avant même d’avoir goûté ! J’ai étalé sur la table les cartes correspondant aux douze sortes d’arbres que nous avions ramassées (j’ai juste un petit doute pour le frêne), puis la lutine a posé à côté de chacun la feuille ou le fruit correspondant, en disant spontanément le nom ou en me demandant de le lui lire. Elle était très fière d’elle-même à la fin, avec un beau sourire qui m’a fait chaud au cœur. Et j’avoue être très fière moi aussi de ce que j’ai appris grâce à ces cartes, c’est un immense plaisir que d’être capable de reconnaître des choses quand on se promène dans la nature.

reconnaître les arbres de la forêt

activité motricité fine, Montessori au potager, écosser les haricots blancs

Motricité fine au potager

Qui a dit qu’il faisait mauvais temps en Moselle ? Je ne sais pas si la région fait un effort pour nous accueillir, mais nous avons de la chance. Alors que tous mes voisins m’ont dit la semaine dernière « ça y’est l’été est fini, l’hiver commence maintenant » assorti d’un « Parfois ici il pleut trois semaines d’affilée sans discontinuer, et une année on a eu seulement trois jours de soleil sur 6 mois d’hiver », le soleil est revenu depuis deux jours et semble s’installer jusqu’à la fin de la semaine. Voilà qui arrange nos petites affaires, car notre potager lui n’a pas dit son dernier mot ! Les tomates finissent de mûrir, les haricots verts sont plus nombreux que jamais, les haricots blancs commencent à sécher.

Nous continuons joyeusement nos récoltes avec petite lutine, et ça lui permet de faire de la motricité fine, pour laquelle elle sait d’ailleurs rester concentrée pendant un long moment.

éducation lente : faire du potager avec les enfants

Nous avons cueilli puis écossé les haricots blancs. Elle a beaucoup aimé ouvrir les cosses sur la longueur, et sortir les grains un par un avec ses petits doigts pour les mettre dans la bassine, avant de les transvaser grâce au gros entonnoir dans le bocal où ils vont passer l’hiver.

activité motricité fine, Montessori au potager, écosser les haricots blancs

Nous avions déjà fait ce travail de finesse avec les grains de sureau. Après en avoir cueilli de belles grappes dans la forêt, nous avons passé un long moment à les égrener. Puis les doigts de la lutine se sont mis au travail pour trier les grains encore verts et les retirer de la casserole avant la préparation de la gelée.activité pour travailler la pince à deux doigts en motricité fine Montessori

Pour les haricots verts, elle prend un petit couteau et une planche à découper en bois et coupe les deux extrémités du haricot avec beaucoup de minutie.

Je ne sais pas vous, mais j’éprouve une intense satisfaction à récolter les légumes dans mon potager ou à cueillir das la nature et à préparer toutes ces provisions pour l’hiver. J’ai l’impression de revenir à des valeurs fondamentales, d’être dans le concret, de me recentrer et me ressourcer. Tout le monde est apaisé après ce type d’activité.

créer avec enfants à partir de récup

Le potager, ça stimule la créativité !

randonner marcher en montagne avec des petits

Partir à la montagne : une belle expérience

Cette année, nous sommes parties une semaine dans le Vercors avec la lutine. C’est une super destination de vacances et également un endroit où l’on peut transmettre beaucoup de ses valeurs à l’enfant.la montagne avec un enfant

Notre activité favorite à la montagne est la randonnée. C’est simple, gratuit, on en prend plein les yeux, les sensations sont super (arriver au sommet après deux heures de marche, c’est carrément une autre sensation que d’y arriver après une demi-heure de lacets en voiture !). randonner marcher en montagne avec des petitsCette sensation de victoire ressentie au sommet est également la récompense d’une longue ascension, d’un effort de longue durée. On lit sans cesse des déplorations du phénomène de zapping qui touche les jeunes générations. Ici au contraire, c’est la durée et la lenteur qui sont célébrées. Le fait d’être monté lentement, à la vitesse de ses capacités est la source du plaisir de l’arrivée. Et je pense que les enfants sont très sensibles à cette sensation et acquièrent ainsi peu à peu la ténacité et la volonté d’aller au bout malgré la fatigue (n’exagérons pas non plus, il s’agit d’une fatigue adaptée à l’âge !). Petite astuce : plus le chemin est difficile (avec des rochers, besoin de s’accrocher etc…) mieux les enfants avancent. Ça ressemble à de l’aventure, c’est génial !

En plus, au cours de ces randonnées, nous avons eu la chance de voir un troupeau de bouquetins. C’était vraiment la surprise qui est venue couronner l’effort du jour. La veille nous

Les bouquetins au col des deux soeurs

Voici les bouquetins (ils étaient plus beaux en vrai !)

étions allées à la recherche des marmottes (pour la deuxième année consécutive). Nous n’en avons toujours pas vu, mais cette fois-ci, la lutine a pu entendre leurs sifflements d’alerte, tout prêt de nous en plus. Et finalement, ne pas réussir à voir les marmottes comme nous le souhaitions, c’est aussi une façon d’apprendre que la nature n’est pas à notre service, que nous ne commandons pas aux animaux.

La petite a pu également visiter la grotte de Choranche. Pour tous ceux qui passent dans la vallée Rhône-Alpes, n’hésitez pas à aller y faire un tour, c’est vraiment chouette. Son parrain lui a acheté un petit kit d’archéologue, et elle a gratté plusieurs heures durant pour réussir à extraire du plâtre une belle reproduction d’ammonite. Du coup, nous lui avons expliqué les origines de la montagne, et pourquoi on trouve des fossiles marins à 2000 mètres d’altitude. Pendant la rando au lac de la Moucherolle, nous lui avons montré quelques traces de fossiles sur les cailloux au sol, mais je dois avouer que les bouquetins ont eu plus de succès !

La prochaine fois, j’ai envie de faire faire de la spéléologie à la lutine. D’après un moniteur que j’ai rencontré là-bas, c’est une activité accessible dès que l’enfant sait marcher, il suffit de trouver une grotte adaptée à ses capacités motrices. Je vous raconterai 😉

Et sinon, nous avons fait une petite sortie accrobranche. C’est une chouette activité, très sécurisée pour les enfants puisqu’ils sont équipés d’une ligne de vie continue impossible à décrocher durant toute la durée du parcours (en tout cas dans les deux parcs que j’ai fréquentés).apprendre à affronter ses peurs La lutine adore ça, n’a aucune appréhension et se débrouille maintenant comme une championne avec le matériel. Pour ma part, j’ai aussi pu affronter ma peur du vide, ouf, pas évident ! Et pour les enfants un peu anxieux, le côté très progressif des parcours est vraiment chouette. L’année dernière j’étais avec un enfant de 10 ans qui a voulu suivre les autres de son âge qui avaient déjà l’expérience de ces parcs. Il est donc allé directement vers les grands parcours et a été complètement bloqué et dégoûté de l’activité. Il a rendu tout le matériel sans avoir rien fait. Et puis finalement, nous avons discuté et il a accepté de reprendre le matériel et de venir faire le plus petit parcours. Il était fier comme Artaban et s’est éclaté sur la tyrolienne de la fin, qu’il a refaite un paquet de fois. Et il a fini en disant qu’il reviendrait volontiers dans ce genre d’endroit.

Allez, si vous n’êtes pas convaincus d’aller à la montagne, voici quelques autres arguments :

  • en altitude il fait moins chaud. Surtout la nuit ! Donc c’est la garantie de bonnes nuits de sommeil, même pendant la canicule.
  • ça bouchonne moins que pour aller sur la côte (enfin je suppose, n’étant jamais allée sur la côte 😀 )
  • c’est moins cher
  • on ne se bat pas pour poser sa serviette sur la plage des lacs de montagne (ni pour entrer dans l’eau d’ailleurs car elle est fraîche en général, mais c’est bon pour la circulation !)