enfant pleine conscience nature

Comment les enfants nous apprennent à vivre en pleine conscience

Un enfant vit totalement dans le présent. Hic et nunc, ici et maintenant. Ici car jamais il ne se préoccupe de ses messages, de ses réseaux sociaux et de ce monde entier avec qui nous sommes en lien perpétuel et qui nous empêche d’avoir la tête au même endroit que nos deux pieds. Maintenant car pour lui, pas de projections intempestives dans le futur, pas de rumination sur le passé. Le petit enfant vit dans l’instant présent et jouit de tout ce qui l’entoure.

Vivre avec un enfant est très stimulant pour qui s’intéresse à la pleine conscience, à cette conscience de l’instant présent qui nous propose d’être attentif à ce qui est, ici et maintenant. Le petit enfant s’avère un véritable maître en pleine conscience. Eckart Tollé a écrit un livre sur comment mettre en pratique le pouvoir de l’instant présent, Jon Kabat-Zin, Christophe André publient eux aussi de nombreux livres sur les pratiques de pleine conscience. Mais qui a un enfant n’a pas besoin de livres ou d’exercices, il lui suffit de suivre le modèle de son petit maître en pleine conscience. Voici quelques exemples de ces moments où l’exemple de l’enfant nous guide dans cette recherche :

  • pendant une promenade : l’enfant regarde autour de lui, admire un caillou, observe une feuille morte. Il joue avec le vent qui souffle, il respire l’odeur de fumée, il jouit du plaisir que lui donne une course. Son esprit est en lien total avec ses sensations, lesquelles sont totalement concentrées sur le monde qui l’entoure et sur son propre corps. A nous d’essayer de nous reconnecter au monde environnant direct et à nos sensations, (et pour ceci à nous déconnecter de l’univers digital) à observer, respirer. Gardons sans cesse un œil sur l’enfant, et chaque fois que nos pensées s’égarent sur le linge qui s’empile, les dossiers qui s’entassent, ramenons notre esprit à la beauté de l’instant, de la feuille, du caillou, respirons avec l’enfant.enfant pleine conscience nature
  • pendant un repas : l’enfant goûte, tripote, patouille, recrache. Certes son comportement ne satisfait pas toujours les règles sociales de tenue à table, mais au moins il est là, pleinement là, à ce qu’il mange. Alors que l’adulte engloutit un repas à peine mâché en se souciant de ses mails en retard et en racontant ses soucis, l’enfant s’amuse avec le morceau de pomme de terre. Si comme lui nous prêtons attention au contenu de notre assiette, aux sensations de la nourriture dans notre bouche, à celle de la déglutition, nous mangerons en pleine conscience (et aurons certainement bien moins de soucis de digestion !).
  • pendant un acte simple du quotidien : Eckart Tollé, dans son livre Mettre en pratique le pouvoir de l’instant présent propose un petit exercice  à la page 21 :

    « Lorsque vous vous lavez les mains, prenez plaisir à toutes les perceptions sensuelles qui accompagnent ce geste  : le bruit et la sensation de l’eau sur la peau, le mouvement de vos mains, l’odeur du savon, ainsi de suite. »

    En lisant ces quelques lignes, on imagine exactement l’enfant en  train de faire tout cela et de profiter pleinement de ce moment du lavage de mains. A nous de savoir vivre chaque petit moment du quotidien avec le regard de notre enfant.

Cette façon de regarder l’enfant nous aide aussi à redonner toute sa valeur au temps de l’enfance, et à lâcher prise. Tout le monde sera gagnant : l’adulte qui vivra dans une plus grande conscience de l’instant présent, et l’enfant, à qui on ne volera plus ce temps présent en le houspillant pour qu’il se hâte.

Balades et récoltes d’automne

Le soleil s’abaisse sur l’horizon, la lumière rasante illumine la campagne de douces couleurs. Nos balades se font fraîches, douces. Nous glanons le maïs et le décortiquons pour nos poules, nous mangeons les dernières mûres avec une petite grimace car elles sont acides, nouschampignon observons les églantiers, les touchons du bout du doigt pour éprouver leur maturité. Il faudra attendre la première gelée pour les ramasser. Nous cueillons quelques baies d’aubépine dont le rouge carmin viendra illuminer notre table de nature. En batifolant dans un pré, nous découvrons des colchiques aux pétales d’un mauve délicat entre lesquels on découvre des étamines couvertes d’un pollen dont le orange rappelle celui du soleil couchant. Un peu plus loin se dresse fièrement un beau champignon. La cloche sonne doucement à l’église du village nous rappelant qu’il est temps de rentrer, d’aller mettre une soupe sur le feu, une tarte dans le four, de lire, douillettement installés au coin du feu, nos livres préférés d’automne, ceux qui parlent eux aussi de récoltes et de balades, dont les illustrations jouent dans les tons de jaunes et de orange, d’ocres et de bruns…admirer-coucher-de-soleil colchique

prendre des photos au printemps

Observons la nature printanière

La nature se réveille doucement, les petites fleurs s’ouvrent, délicates avec leurs tendres couleurs. Les ruisseaux coulent gaiement, les arbres bourgeonnent et colorent la forêt d’un vert plein de douceur. Aussi nous prenons un grand plaisir à observer la nature et à fixer tous ces instants fugaces en images.

Nous avons ressorti les cahiers de dessin d’observation de la nature. Notre première tentative a été avec des jolies fleurs, sortes de marguerites roses, c’était assez difficile. Hier comme la lutine était un peu malade, nous nous sommes simplement installées sur la terrasse bien au soleil, avec une belle pomme posée sur la table, et nous avons commencé notre dessin aux crayons de couleur.

mason observation

Et voici le résultat :

observer dessiner avec enfant 5 ans

Nous prenons aussi un grand plaisir à nous promener dans la forêt et dans le jardin et à observer les petites fleurs, les bourgeons. La lutine adore prendre des photos, et moi aussi, alors nous nous amusons à chercher de beaux cadrages. Cela l’initie peu à peu à se demander sous quel angle une photo sera plus jolie.

prendre des photos au printemps

se promener avec un enfant se balader au printemps

Ce serait l’occasion d’écrire de jolies listes, façon Sei Shonagon, du type « Choses qui évoquent le printemps », « Instants fugaces », il faudra que j’essaie avec la lutine.

cartes nomenclature montessori botanique champignons

Activités autour des champignons

Dans la forêt qui s’étend derrière notre maison, il y a de très nombreux champignons que nous regardions jusqu’ici plutôt du point de vue de l’imaginaire : ce sont les jolies maisons des petites fées, ou des lutins, nous admirions les vives couleurs des nombreuses amanites tue-mouche qui bordent nos sentiers. Il y a quelques semaines, une voisine nous a rapporté un beau cep d’une de ses promenades, que nous avons dégusté avec délectation. Il n’en fallait pas plus pour nous donner envie de découvrir ce monde obscur et inconnu pour nous des champignons, cette fois d’un point de vue un peu plus scientifique.

J’ai donc parcouru de nombreux sites, et confectionné quelques outils d’apprentissage pour la lutine, toujours avide d’en savoir plus. Lire la suite

Tenir un journal d’observation de la nature

Pour son anniversaire, petite lutine a reçu une loupe, des jumelles et une lampe de poche. Elle en est ultra fan et maintenant on fait 3 pas en une demi-heure pendant les balades. On observe tout ce qu’on trouve. Et on s’amuse à tout dessiner dans notre journal d’observation de la nature, un cahier reçu aussi pour son anniversaire avec des nouveaux feutres.
Je suis parfois impressionnée par les dessins qu’elle fait, et par le naturel avec lequel elle se met en action. Elle ne se demande pas dans quel sens elle va tourner le dessin, ni comment rendre la perspective. Elle regarde, elle dessine, et c’est très beau.

activité inspirée de la pédagogie Charlotte Mason

Mon professeur de dessin dit que bien dessiner c’est d’abord bien regarder.

Ce journal d’observation de la nature est une activité, un rituel même conseillé par Charlotte Mazon, pédagogue ayant beaucoup influencé le homeschooling. J’aime beaucoup cet article en anglais d’une maman, Linda Johnson, qui explique ce qui a marché avec ses enfants pour la tenue d’un journal de nature. Voici les conseils qu’elle donne (et en italique ma toute jeune expérience de cette pratique avec la lutine) : Lire la suite

Reconnaissance des arbres de la forêt

J’avais trouvé il y a déjà plusieurs mois ces splendides cartes de nomenclature sur le site de Participassions : nomenclature arbres. Elles sont vraiment top, avec un texte explicatif sur chaque arbre mentionnant les principaux éléments permettant de le reconnaître, et une autre carte avec l’image de sa feuille en agrandi, de sa fleur et son fruit. J’ai enfin compris comment différencier les conifères, et appris avec beaucoup de surprise que le mélèze était à épines caduques (je pensais que tous les conifères gardaient leurs épines en hiver).

jeu de reconnaissance des arbres avec nomenclature montessori.jpg

Ma petite sœur qui étudie la biologie m’a expliqué le vocabulaire des cartes, trop technique pour moi. Je vous transmets ses explications. Ce vocabulaire concerne les feuilles :

  • persistantes : qui restent même en hiver / caduques : qui tombent en hiver et repoussent à tous les printemps
  • alternes : plantées en alternance une fois d’un côté puis une fois de l’autre tout au long de la branche / opposées : plantées en symétrie de chaque côté de la branche.
  • simples : la feuille est composée d’un seul tenant / composée de plusieurs folioles : la feuille représente une sorte de mini-branche qui est composée de plusieurs choses que moi j’aurais appelées des feuilles mais qui sont en fait des folioles (comme le marronnier d’Inde, le frêne ou l’acacia). La feuille c’est donc l’ensemble de ces folioles.

Ma sœur m’a aussi donné un détail pour reconnaître les feuilles de noisetier : au niveau de la tige, la feuille forme comme une sorte de cœur .

Aujourd’hui, nous sommes donc revenues à la maison en passant par la forêt avec la lutine, profitant d’une petite éclaircie. Nous avons ramassé toutes les sortes de feuilles et de branches de conifères que nous avons trouvé, ainsi que les pommes de pain quand il y en avait.

Arrivées à la maison, la lutine a tenu à faire le jeu au complet, avant même d’avoir goûté ! J’ai étalé sur la table les cartes correspondant aux douze sortes d’arbres que nous avions ramassées (j’ai juste un petit doute pour le frêne), puis la lutine a posé à côté de chacun la feuille ou le fruit correspondant, en disant spontanément le nom ou en me demandant de le lui lire. Elle était très fière d’elle-même à la fin, avec un beau sourire qui m’a fait chaud au cœur. Et j’avoue être très fière moi aussi de ce que j’ai appris grâce à ces cartes, c’est un immense plaisir que d’être capable de reconnaître des choses quand on se promène dans la nature.

reconnaître les arbres de la forêt

randonnée avec enfant Lorraine Alsace Moselle Bas-Rhin Donon Vosges

Sortie au Donon : un temple antique dans les Vosges

Nous étions en manque de sorties en montagne, alors aujourd’hui avec la lutine nous sommes parties toutes deux faire l’ascension du Donon. On se balade au col du Donon puis on grimpe par un chemin hyper balisé jusqu’au sommet, cela représente un peu moins de 300m de dénivelé d’après la carte.

Le sommet du Donon est extraordinaire pour bien des raisons. D’abord, il permet d’avoir une vue à 360°, sur les Vosges, sur l’Alsace et la Lorraine. Deux tables d’orientation en demi-cercle permettent de se repérer et de mieux comprendre la géographie de la région. Aujourd’hui il ne faisait pas très beau, mais nous avons quand même eu un panorama assez dégagé et magnifique.

Ensuite, c’est un site archéologique passionnant. Ce lieu est à la jonction de plusieurs grandes voies de circulation, et visible de loin. Il semblerait qu’il ait été un lieu sacré depuis le néolithique. Les Celtes puis les Romains en ont fait un lieu de culte. Un temple dédié à Mercure a été construit en 103 après JC. Ce temple fut ensuite détruit vers 700. Par chance de nombreuses fouilles furent effectuées, et au XIXème siècle, un temple musée a été reconstruit suivant le modèle de l’original.

J’ai expliqué à la lutine ce qu’était un temple, nous sommes allées à la bibliothèque vendredi pour chercher un livre sur les civilisations grecques et romaines. Il était un peu compliqué pour elle, mais nous avons regardé les images, je lui ai expliqué que les Romains croyaient en de nombreux dieux, nous avons regardé les représentations des dieux principaux.

Nous avons ensuite expliqué que cette montagne était placée à un endroit où de nombreuses routes se croisaient, et que donc le temple était dédié à Mercure, dieu du voyage et du commerce.

Elle a aussi vu des photos du temple dans un petit livre de randos du coin. Elle était donc ultra motivée pour faire cette rando.

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La montée est très plaisante. En effet, le chemin est parsemé de gros morceaux de grès rouge, ce qui évite la monotonie et motive bien plus les enfants pour marcher qu’une belle route toute plate. La lutine a escaladé tous les rochers qu’on croisait, a voulu faire des photos des arbres, des cailloux et d’un peu tout en fait… Nous sommes montées en une heure à peu près. Une fois en haut, elle a goûté, joué un long moment dans le temple, nous avons fait le tour du sentier archéologique jalonné par de petites plaques illustrées. J’aurais aimé sentir des émanations d’énergie sacrée dans ce lieu de culte ancestral, mais j’avoue qu’il ne s’est rien passé. Manque d’ouverture de ma part, trop de monde sur le site ou rien qui ne se passait ? Le mystère reste entier…

archéologie Vosges temple Romains

La lutine a tout redescendu en courant. La prochaine fois si nous sommes plus nombreux, peut-être ferons-nous un bivouac là-haut. Ce serait magique d’être dans le temple au lever du soleil.

randonner marcher en montagne avec des petits

Partir à la montagne : une belle expérience

Cette année, nous sommes parties une semaine dans le Vercors avec la lutine. C’est une super destination de vacances et également un endroit où l’on peut transmettre beaucoup de ses valeurs à l’enfant.la montagne avec un enfant

Notre activité favorite à la montagne est la randonnée. C’est simple, gratuit, on en prend plein les yeux, les sensations sont super (arriver au sommet après deux heures de marche, c’est carrément une autre sensation que d’y arriver après une demi-heure de lacets en voiture !). randonner marcher en montagne avec des petitsCette sensation de victoire ressentie au sommet est également la récompense d’une longue ascension, d’un effort de longue durée. On lit sans cesse des déplorations du phénomène de zapping qui touche les jeunes générations. Ici au contraire, c’est la durée et la lenteur qui sont célébrées. Le fait d’être monté lentement, à la vitesse de ses capacités est la source du plaisir de l’arrivée. Et je pense que les enfants sont très sensibles à cette sensation et acquièrent ainsi peu à peu la ténacité et la volonté d’aller au bout malgré la fatigue (n’exagérons pas non plus, il s’agit d’une fatigue adaptée à l’âge !). Petite astuce : plus le chemin est difficile (avec des rochers, besoin de s’accrocher etc…) mieux les enfants avancent. Ça ressemble à de l’aventure, c’est génial !

En plus, au cours de ces randonnées, nous avons eu la chance de voir un troupeau de bouquetins. C’était vraiment la surprise qui est venue couronner l’effort du jour. La veille nous

Les bouquetins au col des deux soeurs

Voici les bouquetins (ils étaient plus beaux en vrai !)

étions allées à la recherche des marmottes (pour la deuxième année consécutive). Nous n’en avons toujours pas vu, mais cette fois-ci, la lutine a pu entendre leurs sifflements d’alerte, tout prêt de nous en plus. Et finalement, ne pas réussir à voir les marmottes comme nous le souhaitions, c’est aussi une façon d’apprendre que la nature n’est pas à notre service, que nous ne commandons pas aux animaux.

La petite a pu également visiter la grotte de Choranche. Pour tous ceux qui passent dans la vallée Rhône-Alpes, n’hésitez pas à aller y faire un tour, c’est vraiment chouette. Son parrain lui a acheté un petit kit d’archéologue, et elle a gratté plusieurs heures durant pour réussir à extraire du plâtre une belle reproduction d’ammonite. Du coup, nous lui avons expliqué les origines de la montagne, et pourquoi on trouve des fossiles marins à 2000 mètres d’altitude. Pendant la rando au lac de la Moucherolle, nous lui avons montré quelques traces de fossiles sur les cailloux au sol, mais je dois avouer que les bouquetins ont eu plus de succès !

La prochaine fois, j’ai envie de faire faire de la spéléologie à la lutine. D’après un moniteur que j’ai rencontré là-bas, c’est une activité accessible dès que l’enfant sait marcher, il suffit de trouver une grotte adaptée à ses capacités motrices. Je vous raconterai 😉

Et sinon, nous avons fait une petite sortie accrobranche. C’est une chouette activité, très sécurisée pour les enfants puisqu’ils sont équipés d’une ligne de vie continue impossible à décrocher durant toute la durée du parcours (en tout cas dans les deux parcs que j’ai fréquentés).apprendre à affronter ses peurs La lutine adore ça, n’a aucune appréhension et se débrouille maintenant comme une championne avec le matériel. Pour ma part, j’ai aussi pu affronter ma peur du vide, ouf, pas évident ! Et pour les enfants un peu anxieux, le côté très progressif des parcours est vraiment chouette. L’année dernière j’étais avec un enfant de 10 ans qui a voulu suivre les autres de son âge qui avaient déjà l’expérience de ces parcs. Il est donc allé directement vers les grands parcours et a été complètement bloqué et dégoûté de l’activité. Il a rendu tout le matériel sans avoir rien fait. Et puis finalement, nous avons discuté et il a accepté de reprendre le matériel et de venir faire le plus petit parcours. Il était fier comme Artaban et s’est éclaté sur la tyrolienne de la fin, qu’il a refaite un paquet de fois. Et il a fini en disant qu’il reviendrait volontiers dans ce genre d’endroit.

Allez, si vous n’êtes pas convaincus d’aller à la montagne, voici quelques autres arguments :

  • en altitude il fait moins chaud. Surtout la nuit ! Donc c’est la garantie de bonnes nuits de sommeil, même pendant la canicule.
  • ça bouchonne moins que pour aller sur la côte (enfin je suppose, n’étant jamais allée sur la côte 😀 )
  • c’est moins cher
  • on ne se bat pas pour poser sa serviette sur la plage des lacs de montagne (ni pour entrer dans l’eau d’ailleurs car elle est fraîche en général, mais c’est bon pour la circulation !)
motiver un enfant à marcher dans une balade ou randonnée

Faire aimer les promenades à ses enfants

Petite Lutine adore se promener. Depuis qu’elle est toute petite, nous sortons très fréquemment, et pour son âge elle marche très bien. Cependant, comme beaucoup d’enfants, parfois elle se fait un peu prier pour venir. Voici quelques unes de mes idées pour l’aider à apprécier les balades ou les randonnées.

motiver un enfant à marcher dans une balade ou randonnée

Faire fabriquer un herbier aux enfants

  • Avec des feuilles, fleurs et plantes ramassées et séchées
  • Avec des photos que l’enfant aura prises lui-même tout au long de la promenade

Réaliser un cahier sur le passage des saisons

  • Prendre tous les mois des photos de plusieurs endroits choisis avec votre enfant, en gardant la même orientation, le même cadrage. Observez l’évolution des lieux.

Ramasser des éléments naturels qui vous serviront à faire des bricolages :

  • Pommes de pin pour faire le corps de petits elfes ou de créatures imaginaires.
  • Chapeaux de glands pour faire des bérêts à de petits personnages ou des petits bols
  • Morceaux de bois pour fabriquer du mobilier à leurs playmobils (dans cet article on voit une table et des chaises fabriqués avec une branche de bois et dans celui-là un feu)
  • Des cailloux à peindre ensuite de mille couleurs (nous avons fabriqué de l’or avec des cailloux pour la Saint Patrick, et nous en avons peint avec les couleurs de l’arc-en-ciel pour notre table des saisons)

Activités d'hiver pour les gnomes

Avoir à la maison une table des saisons inspirée de la pédagogie Steiner, ou si cela ne vous parle pas trop, une simple table intitulée « retour de promenade »

Ramasser ce que la nature nous offre à manger (Attention il faut être extrêmement vigilant avec ce que l’on ramasse, livre conseillé : Cueillettes sauvages sans risques : Baies, plantes, champignons… )

  • Des mures ou des myrtilles à préparer en confiture dès le retour de la promenade afin de la déguster le soir même lors d’une soirée crêpes pour se féliciter de la belle balade du jour.
  • Des châtaignes, à cuire aussi dès le retour pour une petite collation de retour de balade

Il semble important que les enfants puissent déguster le plus rapidement possible après le retour à la maison ce qu’ils ont ramassé, afin que la sensation du plaisir gustatif soit associée dans leur mémoire à celle de l’effort physique accompli pendant la journée.

Jouer avec eux

  • Les petits adorent jouer à se courir après, vous êtes le chat et la souris, la gazelle et le lion ou ce que vous aurez imaginé
  • Nous aimons jouer aux indiens : sur notre route nous ramassons du bois pour incarner un arc et des flèches, nous marchons à pas de sioux pour aller à la chasse au bison, nous chantons des chants indiens, nous faisons une pause pour construire un tipi…
  • Jouer tout en marchant : faites leur confiance, ils ont plein d’idées !

Partir à l’aventure

  • Ne pas hésiter à faire un bivouac : que ce soit en montagne, ou tout près de la maison dans un champ, le bivouac est une expérience fantastique pour les enfants (et les parents !). Les enfants ont vraiment l’impression de partir à l’aventure, et ils sont ultra motivés pour marcher.
  • Apprendre à se servir d’une carte et d’une boussole : montrez leur l’itinéraire, demandez leur de faire le guide.
  • Se promener hors des sentiers battus : à travers les sous-bois, ou alors en allant se balader de nuit, à la lueur de la lune (petite lutine adore ça, et c’est elle qui est chargée de la lampe de poche)
  • Aller guetter les animaux. Pour ça il va encore falloir que je m’entraîne, il paraît qu’observer des blaireaux de nuit n’est pas très difficile, mais je ne sais pas ni où ni comment le faire. Par contre on a un copain, le héron cendré. Il habite entre les deux étangs qui sont autour de chez nous, l’un au nord et l’autre au Sud-ouest. On le voit presque à chaque fois qu’on y va (sauf si on choisit pas le bon étang…)voir oiseaux pendant balade