Histoire pour enfants hiver agneau neige forêt

Histoire pour Imbolc

Les personnages des trois petites fées ont du succès chez nous (voir conte du solstice d’hiver et de l’Epiphanie païenne), alors j’ai eu envie de continuer avec elles pour la fête d’Imbolc. L’histoire souligne les caractéristiques de cette période à mi-distance entre le solstice d’hiver et l’équinoxe d’été : l’arrivée des premiers perce-neige, le réchauffement de la déesse terre par un soleil qui mûrit peu à peu, la naissance des agneaux.Histoire pour enfants hiver agneau neige forêt

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conte pour épiphanie rois mages

Conte pour une Épiphanie païenne

Nous fêterons l’Épiphanie dimanche. J’ai écrit une petite histoire à raconter sur les rois mages et la galette à la frangipane, d’inspiration plutôt païenne. Pour ceci, je suis partie de l’histoire des petites fées et du bébé soleil, autour du solstice d’hiver, et j’ai ajouté un épisode qui a lieu une demi-lune après le solstice. Bonne lecture !

Télécharger le conte en PDF : Conte-pour-une-Epiphanie-paienne

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La visite des rois mages

Le lendemain de la fête du solstice, les petites fées dormirent longtemps. Quand elles se levèrent, elles admirèrent le bébé soleil dans le ciel. Celui-ci était encore tout petit et bien pâle, mais elles savaient qu’il n’allait pas tarder à grandir et les éclairer plus longtemps chaque jour. Alors, elles commencèrent à attendre.

Une demi-lune après la fête, Islada, la doyenne de la forêt, les fit appeler. Elles s’installèrent autour d’elle, dans la clairière.

« Bonjour petites fées, commença la vieille femme, j’ai une histoire à vous raconter. Cette histoire se déroule il y a très longtemps, lorsque j’étais toute jeune avec des cheveux blonds et une peau douce et brillante. » Les petites fées avaient du mal à imaginer cette vieille femme toute ridée en jolie jeune femme, cela les fit sourire. Mais elles écoutèrent attentivement la suite de l’histoire.

« A cette époque-là, continua Islada, c’était ma grand-mère, Adnaé, qui partait dans les collines recueillir la graine de soleil déposée par le dernier rayon de l’astre du solstice d’hiver. Et comme nous l’avons fait avec vous il y a une demi-lune, nous faisions ensuite une grande fête avec les habitants de la forêt.

Cette année-là, quelques jours après la fête du solstice, je vis arriver dans notre clairière trois hommes, grands, richement vêtus, de noble apparence. Ils arrivaient d’un lointain pays et avaient marché jusqu’à nous dans l’espoir de comprendre la magie du solstice et du retour de l’astre solaire. C’étaient de grands rois dans leurs pays, mais aussi de grands mages disposant de nombreux pouvoirs. Le premier, nommé Gaspard, savait lire les étoiles, et c’est ainsi qu’il avait compris qu’il leur fallait marcher vers l’Est jusqu’à notre forêt. Le deuxième, Balthazar, comprenait le langage des animaux, qui les avaient guidés jusqu’à nous. Le dernier se nommait Melchior, il restait silencieux, mais me regardait avec les yeux plein d’une douceur qui fit rougir la jeune fille que j’étais.

Ma grand-mère écouta leur histoire en silence. Nullement intimidée par la magnificence de leur équipement, elle leur demanda à tous les trois de tendre la main. Elle lut en leurs paumes que ces hommes étaient bons, en quête de savoir pour éclairer leurs sujets et non pour les oppresser.

Alors, elle accepta de leur raconter l’histoire du dernier rayon de soleil et de la graine de laquelle renaissait l’astre chaque année.

Puis, ma grand-mère sortit les restes de la graine du bébé soleil, les deux parties d’une cosse, encore toutes chaudes et auxquelles restaient accrochés quelques filaments dorés et brillants. Elle reprit la parole :

« Voici la cosse d’où est sorti le nouveau soleil de cette année. Je vous l’offre, elle vous réchauffera pendant votre voyage de retour. »

Les trois mages étaient visiblement émerveillés et émus. Melchior la remercia chaleureusement :

« Chère Adnaé, nous ne saurions assez vous remercier pour ce récit et ce présent que vous nous offrez. Laissez moi à mon tour vous donner un cadeau pour marquer notre reconnaissance. » Il fouilla dans ses poches et en ressortit une poignée de fruits secs. « Voici des amandes, reprit-il, un fruit qui pousse dans mon pays. C’est un fruit généreux qui vous nourrira au cœur de l’hiver, en attendant que le soleil réchauffe la terre et fasse pousser les nouvelles récoltes. Nous vous en laisserons les trois sacs que nous avions apportés avec nous. »

Et alors, tous ensemble, habitants de la forêt et mages des pays lointains, préparèrent une galette en forme de soleil, qu’ils garnirent d’une crème fabriquée avec les amandes de Melchior.

Depuis ce jour-là, à chaque demi-lune suivant le solstice d’hiver, un oiseau arrive du lointain pays des rois mages avec une poignée d’amandes dans un petit sachet, et nous fabriquons cette galette des rois, en souvenir de leur visite. »

Les petites fées levèrent la tête et aperçurent dans le ciel un point qui arrivaient vers elles, et grossissait peu à peu. Elles virent que c’était un immense milan royal qui portait en son bec un petit baluchon de tissu. Il se posa près d’elles et déposa son fardeau. Islada le remercia en sifflant  quelques notes.

Les petites fées ouvrirent le morceau de drap et découvrirent des dizaines de graines de forme allongées : les amandes. Elles passèrent l’après-midi dans la clairière avec Islada à confectionner la galette, et le soir, tous se régalèrent autour du feu.

Histoire offerte : Max le chien, une histoire pour les petits qui commencent l’école

Certains tous petits vont commencer l’école en ce mois de janvier, alors voici une petite histoire pour les accompagner, eux et leur doudou fétiche, dans leurs premiers pas à l’école. (les plus grands ont bien entendu le droit de la lire aussi !!!)max-le-chien

Max le chien

Max est un chien tout blanc, avec une petite truffe noire, des yeux noirs et de longs poils blancs. Max n’aboie jamais, c’est un chien très sage. Max est une peluche.

Il appartient à un petit garçon qui s’appelle Léo. Il adore quand Léo le serre contre lui le soir. Il aime les gros câlins, il aime les guilis sous la couette. Et puis quand Léo s’endort, Max aime écouter sa respiration. Il imagine les rêves du petit garçon.

Maintenant, Léo a grandi, il va à l’école. Alors, il emmène Max avec lui, dans le petit cartable bleu que Maman lui a acheté pour la rentrée.

Max reste dans le sac à dos pendant que Léo est dans la classe. Il écoute la maîtresse raconter des histoires, les chansons des enfants, il écoute les cris dans la cour de récréation. Il imagine les dessins que fait Léo, les coloriages, la peinture…

Et puis, après la cantine, l’après-midi, c’est l’heure de la sieste. Alors Max sort du sac à dos, et il accompagne Léo sur la couchette dans le dortoir.

Ensemble, ils font une grosse sieste et reprennent des forces pour l’après-midi.

Max adore aller à l’école avec Léo.

Un jour, Léo et Max sont sur la couchette pendant la sieste. Léo n’arrête pas de gigoter, Max se demande pourquoi. Soudain, Léo se lève et dit à la maîtresse en chuchotant :

« Maîtresse, j’ai envie de faire pipi.

– Va vite aux toilettes, » lui répond la maîtresse.

Pendant ce temps, Max l’attend tranquillement sur la couchette. Il voit Noah et Paul se lever. Ce sont les meilleurs copains de Léo. Il les entend jouer avec Léo dans la classe.

Maintenant, tout le monde est réveillé, il n’y a plus personne dans le dortoir. Max commence à être inquiet. Normalement, il devrait déjà être retourné dans le sac à dos de Léo.

La maîtresse frappe dans ses mains :

« C’est l’heure des mamans. On va dans le couloir enlever les chaussons et mettre les chaussures. »

Max est paniqué, Léo va partir sans lui. Il voudrait l’appeler, mais il ne peut pas, car les peluches ne parlent pas.

Il écoute attentivement, il entend la maîtresse appeler Léo :

« Léo, vas-y, ta maman est là. »

Max voudrait pleurer, il va rester tout seul. Il entend la maman de Léo dire quelque chose dehors, mais il ne comprend pas quoi.

Et là, quelqu’un court dans la classe, la lumière du dortoir s’allume.

« Max ! crie Léo.

– Léo ! » pense Max.

Son cœur bat très fort. Le petit garçon le serre contre lui. Max est rassuré. Il fait un gros câlin à Léo.

Fêter la Saint Martin : préparatifs et conte

Ce soir nous fêtons la Saint Martin. Cette fête est l’occasion de célébrer la générosité, le partage, en rappelant le geste de Saint Martin qui a partagé son manteau avec le pauvre. Dans les régions casténicoles, la Saint Martin est marquée par une dégustation de châtaignes. En effet, la châtaigne est le pain du pauvre et symbolise elle aussi la générosité. La bogue qui s’ouvre rappelle le manteau de Saint Martin qui se coupe en deux.

Pour cette fête, les enfants fabriquent des lanternes, puis défilent en procession en chantant les chants de Saint Martin. On peut jouer la scénette de la rencontre du mendiant ou raconter un conte. Lire la suite

Histoire offerte : « Manoya et les poules »

Pour remercier tous ceux qui ont voté pour mon projet d’école alternative, je publie aujourd’hui gratuitement cette nouvelle aventure de Manoya. Les illustrations datent de mes tout débuts avec des crayons de couleur, elles sont donc très naïves. J’espère que cela vous plaira. Encore un très grand merci à tous ceux qui ont voté.

Cet été, Manoya va passer une semaine de vacances chez Grand-Mamie. Grand-Mamie, c’est la Mamie de sa Maman. Elle est très très vieille, et habite une ferme. Il y a cinq poules qui se promènent dans la cour, deux lapins dans une cage, et un chat gourmand qui mange les restes des repas. Lire la suite

histoire pour enfants potager salade jardiner limaces écologie

Une petite histoire offerte pour fêter ce premier concours

Alors voilà, la petite main a tiré l’un des douze papiers mis dans le plat (finalement j’ai sélectionné tout le monde, les idées étaient très chouettes et je n’avais pas envie d’éliminer qqn). C’est donc le papier numéro 2 qui a été tiré, désignant ainsi Pascale. Bravo à toi et merci à vous tous pour vos super idées, j’ai de quoi écrire jusqu’à la Saint Glinglin 🙂

Pour vous remercier de votre participation, je vous propose de lire ci-dessous une toute petite histoire qui fait partie de la série des Aventures de Manoya pour laquelle je souhaite retravailler toutes les illustrations avant de vous la proposer en publication. C’est une histoire pour les tout petits (2 à 5 ans) bien de saison, qui parle de potager, de salade et de limaces…
N’hésitez pas à aller regarder l’album de Caolan et le leprechaun (plutôt 4 à 8 ans celui-là je dirais, mais cela dépend des enfants bien entendu 😉 ) sur le site d’amazon en suivant ce lien.

Manoya sauve les salades

Manoya veut faire un potager, comme sa maman.

 Elle demande à son papa de lui bêcher un coin du jardin. Elle passe le râteau et enlève les cailloux.

Puis, elle sème deux graines de courgette, des grosses graines de haricots, et elle plante une rangée de petites salades. Pour passer entre les rangs, elle met une grosse planche qui lui servira de chemin.

 Tous les soirs, Manoya vient voir son potager. Elle l’arrose quand il fait chaud, elle enlève les mauvaises herbes qui poussent. Elle encourage ses plantes à grandir en leur parlant doucement.histoire pour enfants potager salade jardiner limaces écologie

 Mais un jour, catastrophe ! Une des salades a été mangée par des limaces ! Et ces grosses gourmandes commencent déjà à grignoter la deuxième salade…

 

Manoya est très en colère contre les limaces. Elle va voir sa maman pour lui demander conseil :

« Qu’est-ce que je peux faire pour empêcher les limaces de manger mes légumes ?

– Ma chérie, il faut les écraser sous la semelle de tes bottes, » lui explique sa maman.

 « Berk, pense Manoya, c’est dégoûtant ! » Et puis, elle trouve que ce n’est pas très gentil pour les limaces. Après tout, elles ne sont pas si méchantes, elles ont juste faim.

 Manoya a une idée. Elle va sauver le potager sans faire de mal aux limaces. Elle ramasse un pot vide qui traînait.  Elle met à l’intérieur toutes les limaces qu’elle trouve dans ses salades.

 Comme elle est rusée, elle pense aussi à retourner la planche qui sert de chemin. Là, elle trouve deux grosses limaces qui s’étaient cachées.

Ensuite, elle prend le pot et part avec sa maman sur la petite route qui grimpe dans la colline.

 Une fois qu’elles ont dépassé les maisons, Manoya renverse le pot et fait sortir les limaces dans l’herbe. Elle leur explique :

« Ici, vous pouvez manger toute l’herbe et les feuilles que vous voulez, vous n’embêtez personne. Mais ne revenez pas dans mon potager ! »

 Manoya retourne dans son jardin et va voir ses salades. Elle les rassure. Les limaces ne les mangeront pas cette nuit, elles sont beaucoup trop loin. Les salades peuvent pousser en sécurité.

J’espère que cette histoire vous aura plu, merci pour votre lecture, vos commentaires et vos encouragements.

concours pour gagner livre enfant gratuit

Concours pour gagner un exemplaire de « Caolan et le leprechaun »

Et voilà, Caolan et le leprechaun est enfin sorti en livre !!! Vous le trouverez sur amazon ici : Caolan et le leprechaun.

concours pour gagner livre enfant gratuitCela faisait plus de trois mois que je bossais dessus, alors je vous laisse imaginer à quel point je suis contente. Quand l’enveloppe amazon est arrivée à la maison avec le premier exemplaire à l’intérieur, je l’ai tendue à Petite Lutine en me doutant bien de ce qu’elle contenait : elle a sauté de joie. Lire la suite

enfant art activité pédagogique sur la peinture

Histoire de peinture

Aujourd’hui avec ce beau soleil, j’ai eu envie de vous offrir une nouvelle histoire que j’ai écrite. Je me suis inspirée du tableau d’un peintre que j’affectionne énormément : Chagall. Cette histoire est partie du souhait d’aider l’enfant à regarder la toile plus longtemps, à s’attarder sur les détails, à faire preuve d’imagination. Selon les sites internet, ce tableau est appelé Le Bouquet de Paris ou Vue de Paris. Je n’ai pas trouvé le musée dans lequel il est exposé (si quelqu’un le sait, cela m’intéresse !) Lire la suite

une histoire pour enfants sur le décès la tristesse liée à la mort d'un proche

Une petite histoire pour accompagner un décès

une histoire pour enfants sur le décès la tristesse liée à la mort d'un proche

L’année dernière mon grand-père est décédé. Il était âgé et très affaibli. J’ai été vraiment très triste. Lorsque j’ai appris la nouvelle le matin au téléphone, j’ai éclaté en larmes devant la lutine, qui a du coup été un peu choquée. Je lui ai expliqué ce qui se passait, elle voulait me consoler en me disant que bientôt il ne serait plus mort, que les docteurs allaient soigner sa mort. J’ai donc essayé de lui expliquer mais ce n’était pas facile car les larmes m’empêchaient un peu de parler. Je l’ai emmenée chez sa nounou comme c’était prévu, j’ai bien parlé avec la nounou pour qu’elle puisse répondre aux questions de la petite si besoin.

A midi, je suis retournée chercher la petite à l’école et ensemble nous sommes allées rejoindre mon frère et ma soeur. Être réunis ensemble a rendu la nouvelle moins difficile à surmonter, nous avons discuté, traîné dans le canapé ensemble et peu à peu la tristesse a reflué. Petite Lutine a été rassurée de nous voir ensemble.

Suite à ce décès, elle me posait beaucoup de questions sur la mort. J’ai donc eu l’idée d’écrire une petite histoire autour de ce que nous avions vécu, pour l’accompagner dans ce questionnement. J’ai eu envie de vous la partager. J’espère qu’elle pourra en aider certains d’entre vous à parler de ce moment difficile. Lire la suite