Une rave-party avec un âne et une gosse de trois ans, ça vous dit ?

En faisant mon bilan 2014, je me suis rendue compte que j’avais oublié de raconter de super aventures que nous avions vécues pendant l’année. Aussi je m’empresse de rattraper mon retard, et je commence par le récit de la randonnée bivouac que nous avons faite avec un âne dans le Nord de la Drôme. Tout ne s’est pas exactement passé comme prévu…

Nous avons loué l’âne à la Marantière (1). L’âne qu’on nous a loué s’appelait Pilote (je sais pas vous, FAire une randonnée et un bivouac avec un âne et une enfant de trois ansmais je trouve que c’est un nom de très mauvais présage pour un âne !!!). Evidemment Petite Lutine a été conquise immédiatement. La rando prévue faisait 12 kms. Je pensais donc qu’elle marcherait la moitié en guidant l’âne comme nous l’a montré la propriétaire puis passerait le reste sur le dos du bourricot. Rien à faire, elle est restée perchée là-haut comme une princesse pendant tout le voyage, aller comme retour ! D’ailleurs les photos de cet article sont mensongères. On pourrait croire que la Lutine et moi avons dirigé l’âne mais il n’en est rien, c’était juste pour l’appareil 😀

Nous sommes donc partis, les affaires de bivouac dans les sacoches de l’âne, la petite juchée sur son dos avec une bombe sur la tête, mon compagnon tirant l’âne et moi portant le reste des affaires dans mon sac de rando.

Lors d'une randonnée avec un âne, l'enfant peut se promener sur son dos ou alors guider l'animal grâce à la longe

La randonnée a été terriblement difficile. Il faisait un froid de canard, le terrain était extrêmement boueux (je ne me suis pas méfiée, mais la Galaure est réputée pour être une terre très glaiseuse et collante lorsqu’il fait humide). Nous n’avons pas eu de pluie heureusement. Mon compagnon a finalement guidé l’âne tout le long car mes quelques essais n’ont pas été fructueux (« Pilote ! stop ! Stoooooop je te dis !! Allez repars maintenant ! Repars ! Pas par là voyons, mais ne t’arrête pas sans cesse pour manger des chardons ! Allez, hue l’âne ! Hue ! huuuuuuuuue !!! » Mes mésaventures m’ont d’ailleurs inspiré un album qui paraîtra sans doute au printemps). Petite Lutine était chaudement vêtue (collant sous le pantalon, plusieurs tee-shirt, polaire, gros pull et manteau) et je l’ai encore entourée d’une couverture polaire, elle était bien là-haut sur son bât. On aurait dit une petite princesse d’Amérique du Sud.Pour randonner facilement avec un enfant, louer un âne bâté qui porte l'enfant

Lorsque nous sommes arrivés à l’étang où nous avions prévu de faire le bivouac il était environ 16h. J’ai vite monté la tente pendant que mon compagnon installait l’âne dans l’enclos portatif qui nous avait été fourni et que Petite Lutine lui donnait l’avoine que nous avions apporté. Puis à 16h30 tout le monde roupillait dans la tente. Dans la soirée nous avons fait chauffer notre repas sur le réchaud, avalé le tout, et épuisés par le froid, la boue et la balade, nous nous sommes tous rendormis rapidement. Jusqu’à ce que…. aux alentours de une heure du matin, des bruits de voiture, de sono à fond. Et d’un seul coup BOUM BOUM BOUM, horrible, un raffut épouvantable. L’âne effrayé s’est mis à braire à tue-tête. Je suis sortie de la tente en pestant et tremblant de froid. Et là que vois-je : à 200 mètres de notre campement, une vingtaine de personnes avait monté un mur d’enceintes, disposé des spots et fumait des joints en écoutant une musique (comment dire… répétitive ? bruyante ?) à fond la caisse. Nous campions à côté d’une rave party sauvage, trop cool !

Hurlant pour nous entendre, nous avons réfléchi à la meilleure attitude à tenir (seuls, nous serions partis ou nous aurions été participer à la fête !). Finalement la gosse dormait, l’âne avait fini par se calmer et regardait le spectacle (pas tout à fait rassuré quand même je pense). Alors nous avons attendu le réveil de la petite sur fond de techno assourdissante, tout démonté au petit matin dans la cacaphonie ambiante et nous sommes repartis fissa, sans manger (sauf la lutine qui a dégusté ses fruits secs perchée sur son âne).

La redescente a été rapide ! Nous étions épuisés, encore gelés et avions hâte de rentrer.

Conclusion : Petite Lutine a adoré la rando, adoré se balader à dos d’âne. Elle s’éclate à raconter que « BOUM BOUM BOUM et hi han hi han… ». Du côté des adultes, on en rit bien maintenant, mais je n’aime toujours pas la techno…

1 : Cette grande maison d’accueil est tenue par un couple au mode de vie plutôt proche de la terre et des humains. Ils accueillent des séjours pour enfants chez eux qui ont l’air vraiment géniaux. Je pense que si Petite Lutine doit faire un jour des colos, j’aurai bien envie de la mettre là-bas.

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