Jouer avec l’imaginaire pour résoudre les petits tracas

Parfois une situation du quotidien devient conflictuelle autour de pas grand chose, un petit rien et l’enfant se bloque. Faber et Mazlich recommandent d’essayer de recourir à l’imaginaire. Le scénario de la formation est celui où il n’y a plus de céréales X et l’enfant ne veut que des céréales X. Alors la maman dit qu’elle voudrait être une magicienne et faire apparaître les céréales X. L’enfant rit puis accepte les céréales Y.

Nous utilisons très souvent ce recours au rêve et à la fantaisie pour débloquer des situations chez nous. Alors ça ne marche pas à chaque fois, parfois Petite Lutine me répond : « Mais n’importe quoi Maman c’est pas vrai ! ». Mais d’autres fois, elle accepte de rentrer dans l’imaginaire que je lui propose, et le problème est résolu, avec en prime un grand sourire.

Aider pour le soir

DSCN1813Petite Lutine a toujours eu de grosses difficultés à s’endormir (et c’est rien de le dire…). Parfois, pour me demander de revenir une fois puis deux puis trente-six, elle essaie de me dire qu’elle a peur de quelque chose. Avec l’habitude, j’arrive à voir si elle a une réelle angoisse ou si c’est une façon de rester réveillée avec si possible un peu de compagnie. Alors dans cette deuxième hypothèse (et pourquoi pas dans la première si ça marche), je lui apporte une peluche, en lui expliquant que c’est une peluche championne pour faire partir les méchants. Le hérisson par exemple a des piquants sur le dos, et pique pique pique les vilains qui veulent embêter Petite Lutine. Le chien lui a des grandes dents, il aboie sur les méchants et il peut même les mordre. Le lapin lui a des grosses pattes et boum boum sur les méchants. Et bien souvent Petite Lutine se prend au jeu et m’explique toutes les façons avec lesquelles la peluche pourra faire peur aux méchants. Puis elle sert la peluche contre elle et est très contente de rester tranquille dans son lit. 

Accompagner la séparation

Petite Lutine n’a aucune difficulté à passer de longs moments loin de moi. Cependant, parfois, souvent à cause de la fatigue, la séparation est plus difficile. J’ai découvert grâce à une discussion sur le groupe facebook « Partages Positifs autour de la parentalité positive et ludique » une jolie idée qui marche assez bien. Je cache un bisou magique dans le creux de son poignet, et elle sait ensuite qu’elle peut se ressourcer à ce bisou lorsqu’elle en éprouve le besoin.

Relativiser une contrariété

Autre exemple qui ressemble cette fois à celui de Faber et Mazlich : le week-end dernier, j’étais chez ma grand-mère. Elle nous a servi une salade, merveilleusement bonne comme tout ce qu’elle cuisine. Evidemment, Petite Lutine en a voulu encore alors que le saladier était terminé et elle a commencé à pleurer, à râler. Alors on a dit qu’il y avait de la salade invisible dans le saladier, j’ai resservi tout le monde, tout le monde a fait semblant de manger, ce qui a beaucoup fait rire la Lutine, et elle a enchaîné sur le plat suivant avec le sourire.

DSCN1811Rendre plus faciles les moments désagréables

En ce moment, nous enchaînons les rhumes. Alors il faut laver le nez au sérum phy. Pas toujours une partie de plaisir ce truc ! Quand elle se bouche le nez et qu’elle tourne la tête pour empêcher que je le lui mette, je lui dis parfois « On pourrait dire que c’est une potion magique ! » Et tout de suite ça va mieux. Et après évidemment, il faut faire ce que la potion promettait (du type aller en volant à la chambre si c’était une potion pour voler). Ces derniers jours, la potion nous permet de nous transformer en plein de choses, en biche, en fée des arbres…

J’aurais tendance à dire qu’il ne faut malgré tout pas toujours détourner le problème. L’enfant peut avoir besoin de se confronter réellement à son angoisse ou au conflit. Dans ces cas-là, l’écoute active est sans doute bien plus adaptée. Le recours à l’imaginaire est pour moi une façon de contourner certains petits tracas du quotidien et d’introduire une petite note de fantaisie dans la vie de tous les jours.

 

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11 réflexions sur “Jouer avec l’imaginaire pour résoudre les petits tracas

  1. wondermomes dit :

    C’est une technique que nous utilisons beaucoup également depuis que nous avons fait la formation de Faber et Mazlish 😉 Ça marche bien avec les petits (moins avec le grand qui « raisonne » plus).

  2. valsita dit :

    Je suis super fan de cette méthode!… Parfois ma fille me dit: « mais, elle est complètement toc, toc, cette maman » en accompagnant sa phrase d’un geste qui signifie que tout ne tourne pas rond dans ma tête.. 😉
    Pour la peur du noir, il y a aussi « le spray anti-monstre » qui peut être un vrai spray (ou un invisible) ou la baguette magique à cacher sous l’oreiller… ou sinon: http://www.droledemaman.com/comment-aider-vos-enfants-a-vaincre-la-peur-du-noir/

    • Adeline dit :

      Pour la peur du noir j’avais aussi fabriqué une fée en laine feutrée qu’elle cachait sous son oreiller, j’ai oublié de le mettre dans l’article.
      Je retiendrai le spray magique ! 🙂

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