Tag once upon a time, conte féérique écrit à plusieurs plumes

Sophie, blogueuse pleine d’idées et de talents, a initié un pari féérique : écrire un conte  à trente blogueurs. Elle a planté le décor, puis les plumes se sont suivies, développant une histoire aux ramifications passionnantes. Nous sommes le 19 novembre, je prends la suite, et je vous laisse lire le conte. Mais attention, le 30 novembre, tout disparaîtra…

Le Tag devient la Team "Once Upon A Time" !!

Il était une fois, dans une lointaine contrée montagneuse, un petit village niché dans le creux d’une vallée, entourée d’épaisses et sombres forêts. Les villageois vivaient au milieu des bois, dans leurs petites maisons aux toits moussus, sur lesquels la végétation poussait en un tapis de champignons et de fleurs éparses. Les volutes de fumée, qui s’échappaient des cheminées, courraient pour rattraper la cime des arbres, s’entrelaçant comme les nattes d’une jeune et jolie bergère du village. Sophie Wow Mum

Éliana était une magnifique jeune femme blonde, remplie de douceur et de bonté. Non seulement elle était appréciée par tous les habitants du village, mais les animaux aux alentours semblaient également sous le charme de ses grands yeux verts. Demoiselle au grand cœur, elle ramenait régulièrement des animaux blessés chez elle. Elle vivait seule dans une maison un peu plus éloignées des autres où chose étrange les volets en forme d’étoile restaient clos de jour comme de nuit… Cela ne semblait choquer personne, à part Aaron, le fils du chef, qui revendiquait être le seul à ne pas être aveuglé par la beauté envoûtante de cette bergère. Leetha’s Cœurpur
Aaron ne savait pas pourquoi il détestait à ce point Eliana, il passait pour un paranoïaque aux yeux de tous, mais au fond de lui il savait. Il pressentait qu’elle cachait un terrible secret. Il avait essayé d’avertir son père à ce sujet, mais celui ci ne voulait pas en entendre parler. Il était bien décidé à la percer à jour et montrer à tout le monde qu’il avait raison. Un matin, il prit la route avec son fidèle destrier, Winter, pour aller voir ce qui pouvait se tramer chez elle. Il savait qu’en ce jour de marché Eliana se rendrait au village et il aurait ainsi la voie libre pour explorer sa maison dans les moindres recoins. Lorsqu’il arriva devant la chaumière, il décida d’essayer de voir par les interstices des volets. Il colla donc son œil au volet quand soudain… Nekazy Meadow
Il colla donc son œil au volet quand soudain un brassement d’ailes lui fit lever la tête avec sursaut .
Aaron fut étonné de voir qu’une petite chouette au plumage couleurs châtaigne et argenté, s’était posée sur l’ extrémité de la fenêtre. Ses yeux jaunes perçants le fixaient intensément. Comme hypnotisé il resta ainsi quelques minutes perdu dans les profondeurs de ces pupilles noires jais…
Le hennissement de son cheval le réveilla et fit peur au rapace qui s’envola, Aaron eut juste le temps d’apercevoir un parchemin roulé entre ses serres…Green Maman
Le parchemin tomba au sol. Sans réfléchir, Aaron se saisit de ce dernier, la main tremblante. Il était venu ici dans l’idée d’en savoir plus, mais il ne s’attendait pas à être le spectateur d’une scène comme celle-ci. Tant de questions, tant de de mystère, une telle culture du secret autour d’elle depuis toujours. Il n’en pouvait plus de rester sans savoir, il n’en pouvait plus de se questionner, de chercher sans jamais trouver ce qui la rendait si envoûtante.
C’était donc le moment où jamais, le moment où peut être enfin il en saurait plus, où peut être il saurait tout.
Il avait entre les mains une des rares choses qui pouvaient enfin lui donner de réelles pistes la concernant. Il réalisa alors à cet instant combien ce parchemin pouvait être précieux. Cela le rendit fébrile, comme s’il appréhendait finalement d’en découvrir le contenu. Lui qui n’avait jamais fait preuve de faiblesse jusqu’à ce jour, se retrouva dépourvu. Il était là, debout devant la maison de la jeune femme, le document à la main, avec toutes les raisons du monde de vouloir le dérouler pour le lire, mais il était pris d’une hésitation soudaine à laquelle lui-même ne s’attendait pas.
Au bout de quelques minutes, il reprit ses esprits. Il ne fallait pas qu’il tarde, elle pouvait rentrer à tout moment, or il ne tenait absolument pas à être surpris ici, à chercher quelques informations qui pourraient enfin la confondre.
Soudain, un bruit dans les fourrés le fit bondir sur son cheval et partir un peu plus loin où il pourrait consulter le document en toute tranquillité. Une fois à l’abri de tout regard, il descendit de sa monture, s’installa au pied d’un arbre auquel il attacha Winter, puis il déroula le fameux parchemin.
Alors qu’il parcourait les premières lignes, ses yeux s’écarquillèrent… Yes We Blog
Comment croire ce que ses yeux lisaient ! Ce n’est pas possible ! Le jeune homme se trouva confondu devant l’impact du parchemin qu’il avait entre les mains. Aaron en vint à maudire sa curiosité.
Maintenant qu’il avait pris connaissance du document, il ne pouvait plus faire machine arrière. Mais quel poids pour un jeune homme. Et comment faisait elle, depuis tout ce temps?
Maintenant il comprenait les choses sous un nouvel angle.
Le hululement d’une chouette le sortit de ses pensées. En levant la tête, il reconnut l’animal qu’il avait croisé devant la maison.
Aaron s’énerva et cria à la chouette : « Tiens, reprends ton parchemin! Maudit animal ! Je voudrais tant que tu ne l’aies jamais lâché!»
Stoïque, la chouette continuait de le fixer de ses grands yeux jaunes.
Aaron, remonta sur Winter, ne sachant vers quelle direction aller. La seule chose sûre, c’est qu’il n’était désormais en sécurité nulle part. Oumi et sa petite Fée
Perdu dans ses pensées, Aaron se laissait tranquillement guider par son fidèle Winter, sans prêter plus attention au chemin tant il était assailli de questions :
Comment allait-il porter le poids d’un si lourd secret ? Devait-il en parler au chef, … son père ? Eliana était admirée de tous. Comment allait-il s’y prendre pour faire ouvrir les yeux aux habitants ? Était-ce là enfin l’occasion de prouver sa bravoure, si souvent moquée?
Soudain, le trot tranquille de Winter ralentit et sortit Aaron de ses pensées…
Ils arrivèrent au milieu d’une clairière et Winter s’arrêta net, au même moment qu’une chouette hululait. Un frisson parcourut le dos d’Aaron. Il avait un mauvais pressentiment. Il entendit des pas sur les feuilles sèches qui jonchaient la clairière.
N’écoutant que son courage, Aaron descendit de cheval et se retrouva à quelques pas seulement d’Eliana, qui le fixait, un doux sourire aux lèvres.Maman Double Mixte
Aaron resta muet, il ne s’attendait pas a tomber nez à nez avec Eliana, qu’allait-il pouvoir dire pour justifier de sa présence ici, à quelques pas de sa maison, savait-elle qu’il avait lu le parchemin ?
Avant qu’il n’ait le temps de prononcer le moindre mot, Eliana toujours souriante prit la parole « Tu n’as pas l’air bien Aaron… que t’arrive-t-il ? »
Aaron voulut trouver une excuse, mais il fut coupé une nouvelle fois « Tu m’espionnes ? » dit la jeune femme en montrant le parchemin d’un geste de la main, le ciel s’assombrit et la tension devint palpable, la forêt était silencieuse, l’ambiance lugubre, seule la respiration tremblante d’Aaron rompait le silence, Eliana prit à nouveau la parole, hélas comme Aaron le préssentait cela n’annonçait rien de bon…
« Maintenant que tu es au courant, veux-tu me suivre dans la lutte contre le peuple de Dirmoun, ces hommes qui vivent de l’autre côté de la montagne et souhaitent faire disparaître tous les animaux de la terre, pour que l’homme règne seul sur le monde ? …
Mais pour cela tu dois faire une croix sur toute logique, savoir que les mythes et légendes sont vrais et être prêt à sacrifier jusqu’à ta vie… Es-tu prêt ? » Nini et les Twix
La proximité soudaine avec Eliana déstabilisa Aaron. Elle sentait un mélange de mousses, de noisettes et de fruits des bois. Ses beaux yeux bien francs, et sa détermination inébranlable lui montèrent soudainement à la tête. Il se sentit pris au piège de son charme, et à la fois rebuté par ce qu’il venait d’apprendre. Il reprit ses esprits.
« Dis moi d’abord comment je peux avoir confiance en toi ? Toi qui nous caches qui tu es depuis toujours. Sur le parchemin, le Seigneur de Dirmoun s’adresse à toi comme à la Princesse Eliana, fille de Mira, la Déesse Louve.»
Loin d’être décontenancée par ce qu’Aaron venait de découvrir, Eliana lui dit : « Oui c’est vrai. J’ai grandi parmi les loups. Orpheline, Mira m’a trouvée dans la forêt, et élevée comme sa propre fille. L’histoire est aussi longue que passionnante, mais le temps presse, nous sommes en grand danger, et j’ai besoin de toi pour m’aider ». Les Bien-Aimés
Pendant ce temps, un conseil se tenait à la table du seigneur Dirmoun. Cet homme était le plus craint de tous les seigneurs du Royaume : sanguinaire et froid, il était surtout doué d’une force surhumaine.
Son château était juché sur les hauteurs « de l’autre côté de la montagne ». Suzerain du grand Mont d’Or, autrefois région la plus belle de tout le royaume, Dirmoun en avait fait un lieu noir et froid. Il n’y avait presque plus d’animaux et la végétation se faisait rare.
Toujours entiché de son heaume à cornes de chevreuil et de sa peau de loup, il menait d’une main de fer l’ordre du jour. « J’exige que d’ici la prochaine Lune toutes les licornes soient tuées ! Peu importe les dommages collatéraux, fouillez la forêt, les champs et même les écuries s’il le faut ! »
A ces mots, le scribe du seigneur ressentit des frissons dans le dos.
Tant d’animaux avaient déjà péri : Dirmoun rêvait d’un Royaume sans animaux…!
Si seulement il avait le courage de dire à son suzerain ce qu’il se passerait si les licornes étaient décimées… et qu’allait faire Eliana ? Il avait peur pour elle.
Enfants, ils avaient joué ensemble. La connaissant, il savait qu’elle ne resterait pas sans rien faire lorsqu’elle apprendrait la nouvelle.
Il fallait qu’il l’a prévienne. Mais comment ? Il ne savait même pas où elle était.
Soudain, il eut une idée… Cœur de Lavande
Brutus, le père d’Aaron quitta la table du conseil du seigneur Dirmoun et repartit tranquillement vers le village avec l’intention d’obéir aux ordres… Il en allait de la vie de son fils et des autres habitants du village. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua même pas la mouche qui voletait autour des oreilles de son fidèle étalon. Il ne comprit donc pas que le scribe, car c’était lui, demandait à l’étalon de prévenir Winter pour ce que dernier prévienne sa mère, Majesta la reine des licornes, dans son repaire de la forêt.
Pendant ce temps, Aaron restait fasciné par Eliana, comme s’il avait été envoûté. Il secoua la tête pour se reprendre et murmura comme pour lui-même : « Je ne te comprends pas Eliana, comment pourrais-je te faire confiance? Et qui est Dirmoun ?»
La jeune fille sourit d’un air doux et triste : « Si tu en es capable et si tu en as le courage, viens avec moi dans la sombre forêt rendre visite à ma mère et tu verras. Mais peut être n’es tu qu’un couard, un lâche comme ton père qui n’aspire qu’à sa tranquillité ? »
Piqué dans son orgueil, Aaron ne prit pas ses jambes à son cou mais son courage à deux mains et attrapa la main que la belle ensorceleuse lui tendait. Elle siffla lentement Winter qui la suivit et les mena tous les deux vers sa maison. Là, elle ne fit pas entrer Aaron mais alla chercher une petite fiole remplie d’un liquide doré et la lui tendit : « Tu dois boire ceci pour oublier le chemin de l’antre de ma mère, sinon cela serait trop dangereux et renvoie Winter à l’écurie, il saura quand revenir te chercher. » Aaron hésita un instant entre peur et tentation puis il claqua un coup sur la croupe de Winter qui s’en alla et attrapa la petite fiole…Crazy prof
Aaron regarda cette fiole. Le liquide doré semblait bouger seul. Devait-il avoir confiance en elle? Et d’un seul geste, il ouvrit la fiole et la but toute entière. L’espace d’un instant, tout sembla tourner autour de lui, et il s’écroula sur le sol.
Lorsqu’il revint à lui, il était au milieu de la forêt, allongé sur un parterre de mousse. Au loin, il entendait Eliana qui parlait avec une femme à la voix étrange. On comprenait ce qu’elle disait, mais le son de cette voix était à mi-chemin entre un grognement et un hurlement de loup. Il compris tout à coup, Mira !!! Cela ne pouvait être qu’elle, la déesse louve.
Aaron s’approcha, et vit Eliana à genoux devant un énorme loup blanc. Il était magnifique, et avait de grands yeux verts. Soudain,  Eliana et Mira s’arrêtèrent de parler et le regardèrent fixement.
Eliana se mit debout et alla rejoindre Aaron. « Viens que je te présente » dit-elle. Ils s’approchèrent tous les deux de Mira.
« Voici donc le jeune homme dont j’ai tant entendu parlé » dit-elle dans un grognement. Interloqué, Aaron se tourna vers Eliana. Celle-ci était devenue soudain écarlate.
« Il semblerait que ma fille ait un grand respect et une grande estime pour toi » poursuivit-elle. Aaron sentit alors la chaleur monter le long de ses joues. Cela pouvait-il être possible ? Cette jeune fille magnifique, qui lui paraissait si étrange avec lui, pouvait-elle être finalement amoureuse de lui ? Nous et les minibouts
 Avant qu’Aaron n’ait décidé de la conduite à tenir devant ces indiscrètes révélations, Eliana reprit la parole d’un air qui se voulait dégagé. Elle tenta d’expliquer au jeune homme les origines de cette guerre aussi retorse qu’incompréhensible pour le commun des mortels.
Des années auparavant, en montant sur le trône de la contrée du Grand Mont d’Or, le seigneur Dirmoun aurait découvert dans les combles de son château, un grimoire renfermant des informations cruciales sur la vie après la mort. Depuis lors, persuadé que tous les mortels, et notamment ses anciens rivaux, se réincarnaient dans les corps des animaux naissant dans les contrées alentours, Dirmoun avait cédé à une paranoïa aussi imprévisible que sanguinaire.
L’extermination des licornes, ces animaux à l’aura si particulière et qui s’avéraient très habiles pour éviter leur persécuteur, était peu à peu devenue son obsession. Les chefs des villages alentours devaient lui rendre des comptes chaque semaine sur leur tableau de chasse. Les plus réticents à l’application de ces mesures sanglantes étaient menacés des pires châtiments.
Si Aaron comprenait mieux à présent la conduite de son père, il ne percevait toujours pas l’importance que pouvait revêtir Eliana dans ce sauvage combat – outre les soins apportés aux animaux rescapés.
Il réalisait aussi peu à peu combien son jugement avait pu être brouillé par sa frustration de ne pas parvenir à assouvir sa curiosité. Mais aussi que l’acharnement de sa vindicte à l’égard de la discrète jeune femme illustrait la tendre disposition de ses sentiments.
Il était sur le point de questionner les deux femmes sur le rôle qu’il pouvait tenir afin de déjouer la violence des mercenaires de Dirmoun quand Mira se mit à hurler à la mort. L’horreur se peint sur les traits d’Eliana qui se mit à courir, entraînant Aaron à sa suite. Quelques mètres plus loin, elle lui murmura dans un souffle qu’elle devait le rendormir avant de quitter les lieux. Elle lui en dirait plus à son réveil, lorsqu’ils seraient chez elle en sécurité. Sans attendre sa réponse, elle lui clôt les lèvres d’un chaste baiser. Avant de sombrer, il eut tout juste le temps de percevoir la douce fermeté de sa bouche au parfum sylvestre envoûtant.
Quand Aaron rouvrit les yeux, il se trouvait dans un endroit qu’il mit quelques secondes à identifier… Madame Sioux
Peut-être était-ce le breuvage d’Eliana qui lui tournait la tête, ou bien toutes ces bougies qui brillaient intensément aux quatre coins de la pièce ? Impossible pour lui de se relever…  Il prit alors le temps de regarder dans les moindres détails tout ce qui se trouvait dans ce lieu intriguant. Qui sait, cela pourrait certainement l’aider à mieux cerner son hôte ?
Son regard fut d’abord attiré par le lit majestueux dans lequel il se trouvait. Il était fait de bois, vieillit par le temps, sur lequel était gravée une phrase d’un dialecte qu’il ne connaissait pas : « An douar so kozh med n’eo ket sod ». Que cela pouvait-il bien signifier, pensa Aaron. Ces mots avaient-ils de l’importance pour Eliana ?
Il chercha alors d’autres indices en balayant son regard de gauche à droite. Rien ne lui parut anormal, mis à part le fait que cette pièce ne contienne aucune ouverture. Pas une seule fenêtre, ni même de porte… mais comment ai-je bien pu arriver jusqu’ici se demanda le jeune homme.
Intrigué par les lueurs des bougies qui éclairaient le fond de cette pièce immense. Aaron décida de se lever. Il distingua très vite un magnifique fauteuil en tissu brodé dans lequel Eliana s’était endormie. Il prit le temps de l’admirer de la tête aux souliers avant de lui glisser un doux baiser sur sa chevelure dorée. L’Or Y Compagnie
Pendant ce temps, Mira courait à en perdre haleine, s’enfonçant un peu plus dans la forêt à chaque seconde. Vite ! Plus vite ! Sa vie en dépendait. Poursuivie par une horde de villageois armés et prêts à en découdre, affolée, à bout de souffle, elle n’avait pas le choix. « Je dois leur échapper coûte que coûte, pour Eliana, pour la forêt, pour l’avenir de cette Terre ! » Aveuglée par la peur, elle ne vit pas la branche au ras du sol…
Mira s’effondra dans un hurlement de douleur. Elle essaya de se relever, mais c’était peine perdue, il était déjà trop tard. Encerclée par les villageois envoyés par Dirmoun, elle crut sa dernière heure arrivée. J’usqu’à ce qu’un homme s’avance et lui dise « Je te reconnais, tu es Mira, la reine louve ! Tu as bien de la chance, car Dirmoun, notre seigneur, te veut vivante… ». Brutus donna ses instructions aux autres pour transporter Mira jusqu’au château. Intérieurement, il se frottait les mains : « Quelle aubaine ! Voilà de quoi contenter Dirmoun et enfin obtenir une récompense digne de mon rang ! «
Blessée, épuisée, Mira regardait la forêt défiler à travers les barreaux de sa cage. « Tout est perdu », songeait-elle. Le coeur lourd, elle pensait à sa fille et à l’immense péril qui la guettait. « Pourvu qu’elle agisse à temps ! Espérons que ce jeune homme, Aaron, saura lui venir en aide dans sa quête… » Soudain, le convoi s’arrêta. Mira sortit de sa torpeur et vit se dresser devant elle l’imposant château de Dirmoun. Un frisson lui parcourut l’échine. La dernière fois qu’elle avait vu le maître des lieux lui avait laissé un goût amer.
« Ma chère Mira ! Enfin, nous nous retrouvons ! » s’écria le seigneur en la voyant, une lueur avide dans le regard. « Tu n’as plus le choix maintenant que tu es ma prisonnière, tu vas me dire tout ce que je veux savoir… ou tu mourras ! ». Le sang se glaça dans les veines de la pauvre Louve qui hurla son désespoir si fort que là-bas, au loin, dans sa chaumière, Eliana l’entendit et se réveilla en sursaut.Delphine syndromeneuroneunique.
Eliana ouvrit brutalement les yeux en hurlant le nom de sa mère. Mira était en danger, elle l’avait vu dans ses rêves. Eliana se leva d’un bond : « Aaron, nous devons partir, nous ne sommes plus en sécurité nulle part. Je savais que ce jour arriverait, j’espérai avoir encore un peu de temps devant moi. Mais nous ne pouvons plus attendre, nous devons fuir. Il nous faut trouver Majesta, elle seule détient la clef pour vaincre Dirmoun. »
Aaron resta bouche bée devant une Eliana qui s’activait en rassemblant divers objet plus bizarre les uns que les autres. Il la vit chuchoter un message à sa chouette qui disparu aussitôt.  » Il est temps Aaron, dit Eliana, viens je t’expliquerai en chemin ce qu’il se passe, donne moi ta main, et ne me lâche pas ! ». Il prit sa main, elle était si douce, si chaude, il eu l’estomac serré par une sensation étrange, c’était incroyable l’effet qu’elle avait sur lui. Il se sera contre contre son corps et ils disparurent dans un épais nuage blanc et scintillant de mille feux.
Mira était de nouveau enfermée dans ce cachot qu’elle connaissait si bien, elle y avait été enfermé il y a des années. Elle était à bout de souffle, mais pour le moment elle avait résisté, elle n’avait rien dit, elle ne savait pas combien de temps elle pourrait encore lui tenir tête, combien de temps elle pourrait supporter les tortures physiques et psychologiques que lui faisait subir Dirmoun, avant de finir par lui révéler ce qu’il souhaitait savoir. Mais elle tiendrait, elle en était persuadé, de façon à laisser le plus de temps possible à Eliana pour venir à bout de sa mission.
Elle se souvenait comme si c’était hier de sa fuite du cachot, du moment où elle avait enfin échappé à Dirmoun, il y a des années, peu de temps après l’ascension au pouvoir de son ami. Après son accession au trône du grand Mont d’Or Dirmoun lui si gentil, si aimant avait commencé à changer, et avait finit par se transformer en cette brute sanguinaire que l’on connaissait aujourd’hui. Seule Mira savait qui il était en réalité, personne ne devait savoir, alors il l’avait enfermée ici à triple tour, pendant des années. Pour la forcer à se taire malgré elle, elle se retrouva coupé du monde dans le noir dans une pièce souterraine sans porte ni fenètre. Jusqu’à ce qu’elle réussisse a s’enfuir emportant avec elle ce bébé. Cette petite fille si frêle, si fragile, avec ce destin si exceptionnel dans le regard, une enfant magnifique et sans défense qui avait perdue sa mère morte en couche. Elle l’avait sauvé d’une mort certaine, et depuis ce jour là elle l’avait élevée comme sa fille en se demandant chaque jour comment un père, si horrible soit il, pouvait vouloir tuer la chair de sa chair. Car oui, Eliana était la fille de Dirmoun, l’unique fille de ce tyran, et surtout la seule capable de le vaincre… aujourd’hui il était à sa recherche … The kuleboine house

Aaron et Eliana étaient allongés l’un près de l’autre, assommés par ce voyage éprouvant à travers le temps. Le froid glacé de la neige les réveilla. Soudain Aaron se leva en sursaut, réalisant qu’ils étaient de l’autre côté de la montagne, dans le royaume du grand Mont d’or. Il apercevait le château de Dirmoun au loin.

Aaron cria sur Éliana « Mais qu’as tu  fais? Que faisons nous ici? ». Eliana rétorqua: « Fais moi confiance s’il-te-plait, nous sommes ici dans le royaume du Mont d’or, juste avant ma naissance, 22 ans auparavant. Nous devons retrouver Majesta, elle seule pourra nous aider à changer le destin maléfique de Dirmoun, mon destin et celui de tout les animaux et de tout les villageois.. »

Eliana siffla sa petite chouette, cette dernière devait faire l’intermédiaire avec Majesta afin de lui apporter le chemin à suivre pour la rencontrer . Aaron fut surpris de voir la petite chouette venir dans leur direction. Elle aussi avait voyagé à travers le temps?!

La petite chouette déposa minutieusement un parchemin au creux de la main d’Eliana. Celle-ci l’ouvrit. Stupéfaite et interloquée elle comprit que le chemin à suivre pour retrouver Majesta menait au château de Dirmoun! Mamanmaudtesteuse

« Eliana ? Ça ne va pas ? » questionna Aaron, en posant sa main sur l’épaule de la jeune femme. Cette dernière semblait  perdue dans ses pensées. Ne la voyant pas réagir; Aaron se mit face à elle et la tint fermement par les bras : « Eliana !! Tu m’inquiètes ! »

Eliana leva les yeux du parchemin et plongea ses yeux dans ceux d’Aaron,semblant vouloir y trouver du réconfort. On pouvait y lire de l’incompréhension…. »Je ne comprends pas, Aaron,…Majesta, d’après le parchemin….. Majesta se trouve dans le château de Dirmoun ! J’ai toujours entendu raconter ma mère, que la reine des Licornes vivait dans la forêt dorée du grand Mont d’or… Que fait-elle au château ?? » « Comment allons-nous atteindre ce lieu surprotégé ?? Nous n’y arriverons pas, Aaron, rajouta Eliana, la voix tremblotante, je suis profondément désolée de t’avoir mêlé à tout cela »

Eliana baissa la tête. Aaron, d’une main délicate souleva le menton d’Eliana et la regarda avec tendresse se perdant dans ses grands yeux verts humides. D’un geste tendre, il essuya une larme qui perlait le long de la joue d’Eliana dont le cœur battait la chamade.

« Tu es une jeune femme époustouflante, Eliana, tu es plus forte que tu ne le crois, tu as déjà tellement fait preuve de courage jusqu’à présent, que tu ne peux pas tout abandonner suite à la lecture d’un parchemin… Je suis avec toi et je serais avec toi à jamais…je te le promets » murmura Aaron en s’approchant de l’oreille d’Eliana. Celle-ci semblait s’apaiser. Troublée par le souffle chaud d’Aaron sur son cou, elle prit le visage d’Aaron entre ses mains et y déposa un voluptueux baiser sur la bouche.

« Merci mon tendre Aaron, tu as raison, je ne suis pas seule ! Avec toi à mes côtés je me sens plus forte ! Donne moi la main et suivons ce chemin qui nous amènera au château. Nous avons une longue route qui nous attend, ne perdons pas de temps, la nuit va bientôt tomber … »

Après de longues heures de marche, le château est en vue… Aaron et Eliana sont épuisés… « Faisons un tour de reconnaissance et trouvons une place sûre pour nous reposer » proposa Aaron. S’approchant du pont-levis, Aaron s’arrêta net, une inscription l’interpella : « An douar so kozh med n’eo ket sod » Leetha’s world

Il se retourna vers Eliana, intrigué de retrouver cette phrase. Du coin de l’œil, il aperçut un mouvement furtif dans les buissons. Il se jeta sur Eliana et tous deux s’effondrèrent sur le sol juste à temps. Une flèche à l’empennage noir de corbeau se ficha dans l’arbre devant lequel s’était tenue la jeune femme un instant auparavant. Aaron roula sur lui-même au sol, sortit un couteau camouflé dans l’une de ses bottes et le lança sur l’archer avant que celui-ci n’ait eu le temps de décocher une nouvelle flèche. Blessé à l’épaule, l’homme fit une grimace et échappa son arc. Il attrapa une corne passée à sa ceinture et la porta à ses lèvres. Aaron se rua désespérément sur lui pour la lui arracher, mais l’homme était trop loin, l’alerte allait être donnée. Soudain, il vit un éclair blanc jaillir et foncer sur l’homme en noir. Le cheval renversa le guetteur et le piétina de ses sabots.

Lorsque la créature se retourna vers lui, Aaron aperçut une corne sur son front. Intimidé, il la salua gauchement. Celle-ci poussa un grognement :

« Quels maladroits vous êtes ! Vous avez failli donner l’alarme ! Que faites-vous ici ? Qui êtes-vous ? »

Eliana fit une profonde révérence puis s’adressa à elle en ces termes :

« Noble créature, acceptez nos remerciements pour votre aide. Je pense que vous pouvez nous aider encore. Nous sommes ici pour rencontrer Majesta, votre souveraine.

– Comment se fait-il… laissa échapper la licorne. La mission qu’accomplit ma reine à l’instant est des plus secrètes. Comment avez-vous su où nous trouver ?

– Je suis envoyée par Mira, la déesse louve. Nous avons traversé les âges et le temps pour comprendre ce qui s’est passé aujourd’hui. Depuis plusieurs années, ma mère Mira observe l’évolution du terrifiant projet de Dirmoun. Elle a toujours pensé que votre reine interviendrait à temps pour y mettre fin, les licornes ne sont-elles pas les garantes de l’équilibre des différentes forces de ce monde ? Cela faisait vingt-deux ans que Majesta ne s’était pas manifestée, cependant ma mère gardait confiance. Mais maintenant que la situation est devenue critique, je suis venue afin de savoir ce que Majesta recherchait »

La licorne ferma les yeux :

« Si ce que vous dites est vrai, ma souveraine est en danger. Le temps presse, je ne peux plus attendre, je vais prendre sur moi la décision de vous révéler ce que nous supposons. Vous savez sans doute que Dirmoun a découvert de sombres secrets dans un grimoire caché dans le château. L’histoire de ce grimoire remonte à très longtemps. Il y a des centaines d’années, un mage noir avait fait des recherches particulièrement maléfiques sur les liens entre la vie et la mort, réveillant des forces qui n’auraient jamais dû être approchées. Il a disparu, consumé de l’intérieur par ses découvertes. Cependant, il avait eu le temps d’enfermer sa volonté dans un artefact puissant et de le dissimuler dans le château. Majesta pense qu’il s’agit du grimoire. Elle est venue aujourd’hui pour rencontrer Dirmoun secrètement, dans l’espoir de réussir à contrer l’influence du grimoire et de le ramener à la raison. Je l’attends ici, près à la secourir si les choses devaient mal tourner, ce que je crains terriblement maintenant. »

Aaron laissa son regard errer sur la grille qui fermait l’accès au château. Elle était faite d’un métal noir, ciselé en de terribles symboles. Deux tours hautes et sombres l’enserraient. Des torches étaient fixées tout le long du chemin de ronde. Dans l’obscurité du crépuscule, la lueur tremblante qu’elles projetaient donnait une atmosphère encore plus lugubre à l’ensemble.

Soudain, des cris éclatèrent. Un bruit de cavalcade se fit entendre. Adeline, Les découvertes de Petite Lutine.

Je laisse la plume à Aurélie de Maman and Co.

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