Chronique vidéo : Zloty, de Tomi Ungerer

M’étant lancée dans les chroniques vidéo de romans pour adultes, je me suis dit que ce serait peut-être intéressant de le faire aussi sur des livres pour enfants. En effet, il m’est arrivé d’acheter des livres suite à des chroniques écrites, et puis finalement d’être très déçue du rendu des illustrations. Dans la vidéo, je peux feuilleter un peu l’album et le montrer aux lecteurs  du blog (plutôt aux spectateurs…).

J’ai donc choisi comme sujet de ma toute première vidéo un album que j’aime beaucoup pour son côté décalé, son regard plein de fantaisie. Il s’agit de Zloty, écrit et illustré par Tomi Ungerer.

pattern felt sheep

Fabriquer un agneau et une brebis en laine feutrée

Pour compléter notre table de nature en lien avec Imbolc et afin d’illustrer notre conte, j’ai fabriqué aujourd’hui un agneau et une brebis en laine feutrée. Ce n’est pas très facile à mon goût, la brebis a longtemps ressemblé à une sorte de tamanoir déjanté avant d’avoir finalement un vague air de famille avec l’espèce ovine.

Voici comment j’ai procédé :

J’ai utilisé deux petits morceaux de cure-pipe pliés en deux pour faire les pattes. Je les ai reliés par un morceau plus long, que j’ai roulé sur lui-même pour donner un peu de volume au corps.agneau brebis laine tutoriel

J’ai ensuite entouré les pattes avec de petites mèches de laine blanche, puis pareil pour le corps. Pour faire tenir la laine, je la pique doucement sur les côtés, et surtout aux extrémités avec l’aiguille à feutrer (pas trop fort parce que si l’aiguille rencontre la tige métallique du cure-pipe, et bien parfois elle casse…)

Ensuite je feutre une petite tête, j’essaie de lui donner la forme adéquate d’une tête d’animal, et je l’attache au reste avec quelques petits coups d’aiguille à feutrer. Pour la brebis, j’ai allongé un peu son cou parce qu’elle semblait avoir la tête dans les épaules (mais peut-être un peu trop, ce qui explique l’aspect tamanoir…). J’ai entouré le corps de la brebis d’un fils de laine un peu moutonnant pour donner un effet laine sur son dos, et j’ai fait les oreilles avec mon crochet.

pattern felt sheep

Histoire pour enfants hiver agneau neige forêt

Histoire pour Imbolc

Les personnages des trois petites fées ont du succès chez nous (voir conte du solstice d’hiver et de l’Epiphanie païenne), alors j’ai eu envie de continuer avec elles pour la fête d’Imbolc. L’histoire souligne les caractéristiques de cette période à mi-distance entre le solstice d’hiver et l’équinoxe d’été : l’arrivée des premiers perce-neige, le réchauffement de la déesse terre par un soleil qui mûrit peu à peu, la naissance des agneaux.Histoire pour enfants hiver agneau neige forêt

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Fabrication d’un jeu de cartes à conter

Pour l’anniversaire d’une petite fille de 6 ans, nous avons fabriqué un jeu de cartes à conter. Nous avons découpé dans du papier canson un peu épais des cartes de 6×10,5 cm (soit 10 cartes dans une feuille A4). Puis nous avons dessiné avec les crayons aquarellables et les crayons de pastels secs des personnages, objets etc qui nous semblaient en rapport avec l’univers des contes. Voici la liste de ce que nous avons dessiné :

Objets : un arc et son carquois, un grimoire, un violon, une épée, un bateau à voiles, un balai, un coffre

Lieux : un château sur une colline, une montagne enneigée, la mer, une forêt, un chalet dans la nuit, une haute tour Lire la suite

Fabriquer les petites fées

J’ai eu envie de mettre sous format vidéo le conte que j’avais écrit pour l’Epiphanie. Donc  pour réunir le casting, si notre Grand-mère Terre pouvait tenir lieu de Doyenne de la forêt Islada, nous n’avions personne pour jouer le rôle des petites fées. Alors j’ai sorti les perles en bois, les bouchons en liège, des clous, le marteau, la feutrine et une mèche de laine à feutrer.

D’un petit coup de marteau, le clou est installé dans le bouchon.

Puis avec un peu de colle, la perle s’installe en guise de tête.

Ensuite j’ai découpé deux petites ailes dans de la feutrine blanche, et un rectangle de feutrine bleue.fabriquer-fees-solstice-hiver

J’ai cousu ce rectangle en cylindre (du diamètre du bouchon évidemment…) en insérant à mi-hauteur de la couture les petites ailes de part et d’autre de la couture.

Ensuite j’ai découpé un triangle de feutrine cousu ensuite en cône pour le chapeau. Pour éviter de faire un chapeau trop fin, il faut se livrer à un petit calcul un peu compliqué, mais qui permet de réviser ses maths (j’avoue, il m’a fallu plusieurs essais et ratés… peut-être que je devrais faire un patron pour gagner du temps la prochaine fois !).

Un petit coup de colle sur la perle pour faire tenir les cheveux faits en laine à feutrer, et ces demoiselles peuvent enfin se revêtir de leur couvre-chef.

Les voici maintenant installées sur la table de nature, à écouter l’histoire de dame Islada.

fees-fabrication-maison-laine-feutree-feutrine

Si tout va bien, je posterai la vidéo demain. Ce sera une grande première, très amatrice, mais c’est rigolo d’apprendre de nouvelles choses !

A demain !

conte pour épiphanie rois mages

Conte pour une Épiphanie païenne

Nous fêterons l’Épiphanie dimanche. J’ai écrit une petite histoire à raconter sur les rois mages et la galette à la frangipane, d’inspiration plutôt païenne. Pour ceci, je suis partie de l’histoire des petites fées et du bébé soleil, autour du solstice d’hiver, et j’ai ajouté un épisode qui a lieu une demi-lune après le solstice. Bonne lecture !

Télécharger le conte en PDF : Conte-pour-une-Epiphanie-paienne

conte pour épiphanie rois mages

La visite des rois mages

Le lendemain de la fête du solstice, les petites fées dormirent longtemps. Quand elles se levèrent, elles admirèrent le bébé soleil dans le ciel. Celui-ci était encore tout petit et bien pâle, mais elles savaient qu’il n’allait pas tarder à grandir et les éclairer plus longtemps chaque jour. Alors, elles commencèrent à attendre.

Une demi-lune après la fête, Islada, la doyenne de la forêt, les fit appeler. Elles s’installèrent autour d’elle, dans la clairière.

« Bonjour petites fées, commença la vieille femme, j’ai une histoire à vous raconter. Cette histoire se déroule il y a très longtemps, lorsque j’étais toute jeune avec des cheveux blonds et une peau douce et brillante. » Les petites fées avaient du mal à imaginer cette vieille femme toute ridée en jolie jeune femme, cela les fit sourire. Mais elles écoutèrent attentivement la suite de l’histoire.

« A cette époque-là, continua Islada, c’était ma grand-mère, Adnaé, qui partait dans les collines recueillir la graine de soleil déposée par le dernier rayon de l’astre du solstice d’hiver. Et comme nous l’avons fait avec vous il y a une demi-lune, nous faisions ensuite une grande fête avec les habitants de la forêt.

Cette année-là, quelques jours après la fête du solstice, je vis arriver dans notre clairière trois hommes, grands, richement vêtus, de noble apparence. Ils arrivaient d’un lointain pays et avaient marché jusqu’à nous dans l’espoir de comprendre la magie du solstice et du retour de l’astre solaire. C’étaient de grands rois dans leurs pays, mais aussi de grands mages disposant de nombreux pouvoirs. Le premier, nommé Gaspard, savait lire les étoiles, et c’est ainsi qu’il avait compris qu’il leur fallait marcher vers l’Est jusqu’à notre forêt. Le deuxième, Balthazar, comprenait le langage des animaux, qui les avaient guidés jusqu’à nous. Le dernier se nommait Melchior, il restait silencieux, mais me regardait avec les yeux plein d’une douceur qui fit rougir la jeune fille que j’étais.

Ma grand-mère écouta leur histoire en silence. Nullement intimidée par la magnificence de leur équipement, elle leur demanda à tous les trois de tendre la main. Elle lut en leurs paumes que ces hommes étaient bons, en quête de savoir pour éclairer leurs sujets et non pour les oppresser.

Alors, elle accepta de leur raconter l’histoire du dernier rayon de soleil et de la graine de laquelle renaissait l’astre chaque année.

Puis, ma grand-mère sortit les restes de la graine du bébé soleil, les deux parties d’une cosse, encore toutes chaudes et auxquelles restaient accrochés quelques filaments dorés et brillants. Elle reprit la parole :

« Voici la cosse d’où est sorti le nouveau soleil de cette année. Je vous l’offre, elle vous réchauffera pendant votre voyage de retour. »

Les trois mages étaient visiblement émerveillés et émus. Melchior la remercia chaleureusement :

« Chère Adnaé, nous ne saurions assez vous remercier pour ce récit et ce présent que vous nous offrez. Laissez moi à mon tour vous donner un cadeau pour marquer notre reconnaissance. » Il fouilla dans ses poches et en ressortit une poignée de fruits secs. « Voici des amandes, reprit-il, un fruit qui pousse dans mon pays. C’est un fruit généreux qui vous nourrira au cœur de l’hiver, en attendant que le soleil réchauffe la terre et fasse pousser les nouvelles récoltes. Nous vous en laisserons les trois sacs que nous avions apportés avec nous. »

Et alors, tous ensemble, habitants de la forêt et mages des pays lointains, préparèrent une galette en forme de soleil, qu’ils garnirent d’une crème fabriquée avec les amandes de Melchior.

Depuis ce jour-là, à chaque demi-lune suivant le solstice d’hiver, un oiseau arrive du lointain pays des rois mages avec une poignée d’amandes dans un petit sachet, et nous fabriquons cette galette des rois, en souvenir de leur visite. »

Les petites fées levèrent la tête et aperçurent dans le ciel un point qui arrivaient vers elles, et grossissait peu à peu. Elles virent que c’était un immense milan royal qui portait en son bec un petit baluchon de tissu. Il se posa près d’elles et déposa son fardeau. Islada le remercia en sifflant  quelques notes.

Les petites fées ouvrirent le morceau de drap et découvrirent des dizaines de graines de forme allongées : les amandes. Elles passèrent l’après-midi dans la clairière avec Islada à confectionner la galette, et le soir, tous se régalèrent autour du feu.

Histoire offerte : Max le chien, une histoire pour les petits qui commencent l’école

Certains tous petits vont commencer l’école en ce mois de janvier, alors voici une petite histoire pour les accompagner, eux et leur doudou fétiche, dans leurs premiers pas à l’école. (les plus grands ont bien entendu le droit de la lire aussi !!!)max-le-chien

Max le chien

Max est un chien tout blanc, avec une petite truffe noire, des yeux noirs et de longs poils blancs. Max n’aboie jamais, c’est un chien très sage. Max est une peluche.

Il appartient à un petit garçon qui s’appelle Léo. Il adore quand Léo le serre contre lui le soir. Il aime les gros câlins, il aime les guilis sous la couette. Et puis quand Léo s’endort, Max aime écouter sa respiration. Il imagine les rêves du petit garçon.

Maintenant, Léo a grandi, il va à l’école. Alors, il emmène Max avec lui, dans le petit cartable bleu que Maman lui a acheté pour la rentrée.

Max reste dans le sac à dos pendant que Léo est dans la classe. Il écoute la maîtresse raconter des histoires, les chansons des enfants, il écoute les cris dans la cour de récréation. Il imagine les dessins que fait Léo, les coloriages, la peinture…

Et puis, après la cantine, l’après-midi, c’est l’heure de la sieste. Alors Max sort du sac à dos, et il accompagne Léo sur la couchette dans le dortoir.

Ensemble, ils font une grosse sieste et reprennent des forces pour l’après-midi.

Max adore aller à l’école avec Léo.

Un jour, Léo et Max sont sur la couchette pendant la sieste. Léo n’arrête pas de gigoter, Max se demande pourquoi. Soudain, Léo se lève et dit à la maîtresse en chuchotant :

« Maîtresse, j’ai envie de faire pipi.

– Va vite aux toilettes, » lui répond la maîtresse.

Pendant ce temps, Max l’attend tranquillement sur la couchette. Il voit Noah et Paul se lever. Ce sont les meilleurs copains de Léo. Il les entend jouer avec Léo dans la classe.

Maintenant, tout le monde est réveillé, il n’y a plus personne dans le dortoir. Max commence à être inquiet. Normalement, il devrait déjà être retourné dans le sac à dos de Léo.

La maîtresse frappe dans ses mains :

« C’est l’heure des mamans. On va dans le couloir enlever les chaussons et mettre les chaussures. »

Max est paniqué, Léo va partir sans lui. Il voudrait l’appeler, mais il ne peut pas, car les peluches ne parlent pas.

Il écoute attentivement, il entend la maîtresse appeler Léo :

« Léo, vas-y, ta maman est là. »

Max voudrait pleurer, il va rester tout seul. Il entend la maman de Léo dire quelque chose dehors, mais il ne comprend pas quoi.

Et là, quelqu’un court dans la classe, la lumière du dortoir s’allume.

« Max ! crie Léo.

– Léo ! » pense Max.

Son cœur bat très fort. Le petit garçon le serre contre lui. Max est rassuré. Il fait un gros câlin à Léo.

Bonne année 2017

Toute la famille des lutins vous souhaite à tous une excellente année 2017, sous les plus beaux augures.bonne-annee-2017

De notre côté, de nombreux projets vont se concrétiser dans les mois à venir.

Tout d’abord, c’est avec un grand plaisir que nous vous annonçons que la cigogne va bientôt se poser dans notre petit village lorrain, et amener un nouveau petit lutin dans la famille pour les derniers jours du printemps.

Ensuite, le blog va sans doute reprendre son nom initial, « Explorer ensemble », plus adapté à notre nouvelle configuration familiale. Ce sera peut-être aussi l’occasion de passer à un nom de domaine propre. Il va donc y avoir de la maintenance dans les prochains mois, merci d’avance pour votre patience pendant les pauses blogesques.

Enfin, j’espère vivement pouvoir mettre à profit cette année 2017 pour renouer avec l’écriture. De petites histoires viendront régulièrement ponctuer les articles publiés par ici.

Et vous, quels sont vos projets, vos attentes pour 2017 ?

A très bientôt.