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Notre rando à vélo : la préparation

Nous revenons de deux jours de rando à vélo avec la lutine. C’était vraiment super, je crois qu’elle a adoré, elle n’a fait que bavarder et chanter sur le vélo derrière moi (pendant que je soufflais et transpirais😀 . Voici quelques articles pour vous raconter nos aventures, et d’abord, la préparation de la rando.

L’itinéraire : J’ai choisi de pédaler le long d’un canal, afin d’être sur du plat. Je ne suis pas très sportive et je tire 40kgs donc du plat, c’est très bien ! Notre itinéraire faisait 30 kms par jour. Cela permet de pédaler tranquillement, d’arriver en début d’après-midi au camping, et de profiter de la baignade et des jeux pour enfants. J’ai bien bossé mon itinéraire avec les sites sur les véloroute, puis emporté une carte au 50 000e qui tout à fait assez précise et détaillée. J’ai choisi de partir un week-end où mon compagnon était disponible et pouvait venir à notre secours immédiatement en cas de besoin. Ça m’a permis de partir vraiment l’esprit tranquille (et de ne pas emporter de matos de réparation de vélo, que de toute façon je ne sais pas très bien utiliser, mais heureusement il n’y a eu aucun problème).voyager à vélo avec enfants cyclotourisme

Le matériel, vaste sujet, beaucoup de réflexions, de calculs, de compromis. Voici ce que nous avons emporté :

Le couchage

      • une tente golite Shangri-la 5 : très grande, pour 5 personnes, haute (1.8m sous le mat), légère, 2.5 kgs, elle m’a coûté cher, mais je l’utilise tout le temps. Malheureusement elle n’est plus en vente en France. Sur le site Arklight design, où je l’avais achetée il y a 5 ans, on en trouve d’autres légères et pratiques, certainement aussi bien.
      • un matelas thermarest Z-lite : il est super pratique, il se plie en accordéon, et du coup je peux le plier en deux facilement pour la lutine qui a du coup un double matelas, bien plus confortable.
      • une couverture polaire : elle me sert à augmenter encore le matelas de la lutine, mais aussi en journée à s’asseoir pour pique niquer ou à m’étendre pour la sieste, et en cas de grand froid soudain, elle pourrait aussi être utile.
      • un matelas auto-gonflant décathlon pour moi.
      • un duvet chacune, de chez décathlon.
      • le doudou !
      • une lampe de poche
      • un pyjama chaud chacune
      • On se sert de notre polaire comme oreiller.
      • un livre pour moi (Istanbul de Orhan Pamuk), mais très sincèrement, je n’ai quasiment pas lu

Les repas

Nous avons fait le choix de ne pas emporter le réchaud. C’était trop lourd. J’ai choisi de n’emporter que les repas de midi et les petits-déjeuners, et de faire le repas du soir dans les petites guinguettes des campings. Comme ça c’est un peu la fête, on mange chaud et copieusement.

  • un opinel
  • une popotte (casserole et son couvercle qui font deux assiettes, deux petites fourchettes et 2 cuillères)

Deux repas de midi :

  • du pain complet maison
  • une boîte de maquereaux
  • un pâté végétal
  • 2 tomates (1er jour)
  • 2 pommes (2ème jour)

Deux petits déjeuners

  • un sachet de 500g de muesli
  • 4 compotes
  • 2 bouteilles de 250ml de lait

Les provisions pour la route

  • un gros sachet de fruits secs
  • 6 biscuits à la pomme
  • une bouteille d’eau dans le porte-bidon, et une autre dans les sacoches.

Vêtements / toilette / secours

  • Une tenue de sport  chacune : short (assez long); tee-shirt micro fibres à manches courtes (mais qui arrivent quand même aux coudes, ça protège mieux du soleil)
  • une tenue pour le soir chacune : pantacourt, tee-shirt, polaire
  • maillots de bain
  • chapeaux à larges bords
  • des lunettes de soleil
  • la crème solaire
  • vestes de pluie
  • trousse de toilettes : un shampoing/gel douche, des mini-dentifrices offerts à la pharmacie, les brosses à dents, un mini tube de crème hydratante marque marilou
  • deux serviettes de toilette
  • trousse de secours : doliprane pour enfants, pansements, désinfectant, crème pour bosses, tire-tiques.
  • téléphone bien chargé

Pour le voyage

      • casques
      • pompe à vélo
      • la carte
      • appareil photo
      • deux sacoches arrières étanches de marque Vaude
      • un sac étanche de grande taille dans lequel je range la tente, et un des matelas (sac de marque vaude je crois, mais rien n’est écrit dessus, donc je ne sais plus…)
      • deux vélos dont le mien avec porte-bagages.
      • un follow-me : c’est un système qui permet d’attacher facilement le vélo de l’enfant à celui de l’adulte. Ce système d’attache est certes plus cher que les simples barres de traction, mais présente de gros avantages : le vélo de l’enfant est bien droit et dans l’axe du vélo de l’adulte (et pas tout penché comme avec les barres simples), on peut le détacher dès que l’enfant a envie de pédaler en autonomie, et replier le follow me sur le vélo de l’adulte (contrairement aux vélo troisième roue par exemple). Le vélo de l’enfant s’attache et se détache très facilement.
      • petit porte-monnaie avec : carte d’identité, un peu de liquide (attention certains campings ne prennent pas la CB), la CB.

Ce qui m’a manqué :

  • une sacoche avant, pour avoir tout le petit matériel à portée de main (appareil photo téléphone, portefeuille, fruits secs, biscuits, crème solaire)

Je crois ne rien avoir oublié de ce qui était sur nos vélos. Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

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Lire et écrire de la poésie avec ses enfants

En ce moment, la lutine est attentive à tout ce qui rime. Elle les entend dans les phrases du quotidien (« Il faut racheter du pain pour demain » « Maman ! ça rime ! »), elle essaie d’en faire elle-même. Elle est également très sensible aux poèmes et aux paroles de chansons. Alors nous parlons, lisons, écrivons de la poésie, et nous nous amusons beaucoup.

La poésie est difficile à définir. La définition classique serait de dire que la poésie ce sont des vers et des rimes. Mais alors d’une part cela exclut certains poèmes, en prose par exemple, et d’autres part cela oblige à inclure dans la poésie le théâtre en vers (Tartuffe de Molière est écrit en vers !) ou les romans médiévaux.

Paul Claudel n’hésitait pas à donner une définition très large de la poésie, écrivant « Partout où il y a langage, partout où il y a des mots, il y a poésie à l’état latent ».

Cet état poétique latent du langage s’exprime particulièrement chez les enfants. En effet, ceux-ci ont un rapport au langage et au monde neuf, plein d’imaginaire et de spontanéité. Pensez à ces petites phrases devant lesquelles tous s’extasient. Il s’agit là d’une ébauche de poésie. Je me rappelle la lutine me disant un jour en écoutant la cigale dans un CD sur les bruits des animaux : « Maman, avant je croyais que c’étaient les étoiles qui chantaient ». L’enfant est perpétuellement émerveillé face au monde, de même que le poète.

Voici quelques idées pour lire et écrire de la poésie avec les enfants, même ceux qui ne savent pas écrire (le parent fait le scripteur). Les poèmes sont parfois difficiles, les enfants ne comprennent pas tout, mais ce n’est pas grave, ils écoutent la musique des mots, ils rêvent à la magie des images (à la fin de la page, j’ai joint un document rassemblant les poèmes cités dans l’article)

  • Les fables : En ce moment la lutine est grande amatrice des fables de La Fontaine. Nous avons un magnifique livre illustré de gravures anciennes, ainsi qu’un CD sur lequel les fables sont lues. Elle me demande aussi souvent de réciter celles que je sais (rien de glorieux, passé le Corbeau et la Cigale, je ne me rappelle de rien, mais ça donne très envie d’en apprendre d’autres !). Les fables préférées de la lutine sont : Le Corbeau et le Renard, Le Renard et la Cigogne, La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, Le lièvre et la tortue, La mouche du coche, Le héron. Nous jouons à les dire ensemble en exagérant la prononciation et le ton, prenant une voix mielleuse pour le renard, un ton dédaigneux pour le héron. C’est vraiment rigolo.

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  • La poésie révèle la musique du langage

Le poète utilise les sons de la langue pour faire chanter les mots. Pensez par exemple à Rimbaud qui écrit dans le poème « Roman » au sujet d’une jeune fille se promenant en ville sous le regard du poète amoureux

« Tout en trottant de ses petites bottines ».

Faites entendre à l’enfant les sonorités, et imitez avec vos pieds le bruits des bottines.

A lire : Soleils couchants et Chanson d’automne de Paul Verlaine.

Activité : chercher des sons qui peuvent imiter le vent, le serpent, la pluie…, puis faites une liste de mots contenant ces mots. (par exemple pour le vent : le son [f] et les mots « feuille » « souffle » « froid » « fort » etc…) Chercher ensuite comment assembler ces mots.

Le poète n’hésite pas aussi à inventer des mots, qui n’ont du sens que grâce à leurs sonorités. L’exemple le plus célèbre est « Le Grand combat » d’Henri Michaux. Voici les premiers vers :

Il l’emparouille et l’endosque contre terre ;

Il le rague et le roupète jusqu’à son drâle ;

Il le pratèle et le libucque et lui barufle les ouillais ;

Il le tocarde et le marmine,

Le manage rape à ri et ripe à ra.

Enfin il l’écorcobalisse.

Activité : Imaginez une situation avec votre enfant, et amusez vous à inventer des mots. Par exemple les bruits d’une basse-cour, ou encore les bruits de la forêt (le ruisseau qui gloutàgloute sur les moullimes)

 

  • La langue poétique est toujours à l’écart de la langue commune

Le poète trouve des images. Les images permettent d’enchanter le monde, car elles le font rentrer dans l’imaginaire. Pensons au début du poème « Zone » d’Apollinaire

Bergère ô tour Eiffel

Le troupeau des ponts bêle ce matin

L’image de la Tour Eiffel en bergère qui surveille son troupeau de moutons-ponts est surprenante et donc a une grande force poétique. Nos enfants qui aiment tant à dire « on dirait que… » peuvent être plein d’imagination pour construire des images poétiques. Il suffit de les aider à se lancer sans crainte dans l’imaginaire.

A lire : La Bicyclette de Jacques Réda

Activité : S’amuser à donner vie à des animaux, des végétaux, à en faire des images inhabituelles. La lutine est très habile avec cet imaginaire, bien plus que moi. Je pense qu’elle sait mieux laisser la bride à son imagination, et ne se soucie pas de rationalité.écrire poésie enfants maternelle primaire écrire poésie pluie

Activité : On peut aussi lire des poèmes et dessiner ce qu’ils nous évoquent. Pour ceci par exemple, on peut lire par exemple « Ponts » de Rimbaud.

Activité pour les plus grands : Parfois en grandissant, on a plus de difficulté à associer des mots de façon originale, à quitter cette fameuse rationalité. Voici un petit exercice qui peut aider. Lire aux enfants une série de poèmes (par exemple dans une anthologie de la poésie du XXème, j’aime bien celle-ci). Les enfants/ados/adultes écrivent tous les mots qui leur plaisent dans les trois premières colonnes d’un tableau à 4 colonnes. Quand tout le monde a rempli au moins 4 lignes, on lit une liste de verbes usuels, les écrivains recopient ceux qui leur plaisent dans la 4ème colonne. Puis, ils essaient de créer un vers par ligne du tableau en utilisant les 4 mots écrits. Pour les associer, on peut utiliser le complément du nom (exemple avec ma première colonne : « la fontaine des pleurs » « les pleurs du soleil » « le soleil de la fontaine » « la fontaine du soleil »), on s’amuse à manipuler les mots dans tous les sens, à essayer différentes associations, on ajoute des adjectifs, et peu à peu, on découvre la magie des associations inattendues, et leur force poétique.

Voici un petit exemple que j’ai fait rapidement pour illustrer cette activité :

fontaine pleurs Soleil Regarder
roses buffet Chant Boire
tendresse châtaignier Merveille Marcher
aube douceur cœur écouter

Le soleil regarde les pleurs de la fontaine

Il boit le chant des roses qui s’échappent d’un vieux buffet.

Le châtaignier marche avec tendresse vers cette merveille

Dès l’aube, il écoute la douceur de ton cœur.

Voici des idées de poèmes à lire :

  • l’anthologie des poèmes cités dans cet article, plus quelques autres que j’aime beaucoup document : poèmes
  • Quelques anthologies très bien illustrées que nous avons à la maison :

art ensemble

Le mandala coopératif

Dans le hors-série Kaizen sur l’enfance joyeuse tome 2 (pour les enfants de 6 à 12 ans, que j’ai trouvé très intéressant voir ici), il est proposé de faire une activité de mandala coopératif avec ses enfants. L’auteur propose de prendre une grande feuille , de tracer une croix en reliant les angles deux à deux, de dessiner un grand cercle (avec un saladier par exemple), puis un autre d’un diamètre plus petit de 3 cms environ, puis un tout petit juste autour du centre de la croix (le nombre de cercles concentriques est libre en fait, il faut faire comme ça nous plait). Ce mandala peut se faire de 2 à 4 personnes. Chaque personne se met en face de l’un des 1/4 de cercle délimités par la croix et commence à le remplir avec des formes, des couleurs, des traits. Toutes les 2 ou 3 minutes on fait effectuer un quart de tour à la feuille, et on continue à remplir la partie que notre voisin avait commencée. Ainsi le mandala final est vraiment le produit de tous.enfants art peinture mandala apaisement méditation

Avec la lutine nous avons décidé d’utiliser les craies grasses et les gouaches en godets pour enfants. Ainsi le gras de la craie ressort sous la couleur à l’eau de la gouache (à condition quand même de bien mouiller son pinceau). On peut alors soit utiliser la craie grasse pour délimiter les zones à peindre (et même si le pinceau dépasse sur le trait de craie, sa texture grasse empêche la peinture de tenir), ou alors pour dessiner des formes et traits décoratifs dans les zones qui seront ensuite totalement recouvertes de peinture. Cela crée des effets décoratifs vraiment très réussis et sophistiqués.

art ensemble

Cette activité permet de faire de l’art ensemble, développe le sens des couleurs et des formes. Elle a aussi des vertus apaisantes, presque méditatives et permet de renouer le lien affectif en toute simplicité, en étant présent à l’autre, en créant ensemble.

famille recomposé divorce beaux-parents beaux-enfants

Le poulailler recomposé

J’avais déjà parlé il y a un peu plus de six mois des difficultés à être une belle-mère bienveillante. Une lectrice m’avait demandé de revenir faire un point au bout de quelques mois, j’ai donc pensé que ce début de printemps était une belle occasion de parler de tous nos poussins et de ce poulailler recomposé que nous sommes en train de créer.

Voici donc le fruit de mon expérience, ce sont les principes que j’essaie d’appliquer au quotidien dans notre famille. Mais n’oubliez pas que chaque famille est différente, faites ce qui vous paraît le mieux pour la situation que vous vivez. J’espère que cela pourra être utile à d’autres belles-mamans poules🙂

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  • Laissez venir les enfants à nous au lieu d’aller les chercher. C’est peut-être le point qui a été le plus flagrant pendant ces six mois. Pleine de bonne volonté, j’avais envie de faire découvrir des choses à ces enfants de mon conjoint. Or, très souvent, lorsque je propose quelque chose cela termine par un échec. Soit les enfants n’ont pas envie (« voulez vous apprendre le ski ? Oh non bof »), soit l’activité ne leur plait finalement pas (l’accrobranche a terrifié le plus âgé, qui du coup a transmis son angoisse au plus jeune et tout ceci s’est terminé sans grand plaisir). Par contre si je mène ma petite vie de mon côté, je fais mes activités devant eux, je raconte mes expériences, et bien peu à peu, ils s’intéressent et réclament de participer. C’est ainsi que tous les deux sont venus me demander de leur apprendre la couture. J’avais cousu une chaussette à Noël, le plus jeune a voulu en faire une. Puis pour Pâques j’avais fait des poules en feutrine, et cette fois ce sont les deux garçons qui ont voulu en faire une. J’étais vraiment très contente, nous avons passé un beau moment, très paisible.
  • Soutenir le père : j’en avait déjà parlé, mais cela me semble primordial. Ils sont les enfants de notre nouveau conjoint, c’est à lui de faire leur éducation lorsqu’ils sont à la maison. Je laisse donc leur père s’occuper d’eux, je le soutiens lorsqu’il vit un moment un peu difficile, j’essaie de ne pas intervenir, de ne pas venir mettre mon grain de sel, de ranger mon ego. Les pères ont parfois malheureusement l’impression de ne pas être compétents pour s’occuper de leurs enfants (image véhiculée par la société, résidu du divorce, histoire familiale personnelle… les raisons peuvent être nombreuses). Pourtant, en tout cas c’est mon expérience personnelle, les pères peuvent s’en occuper très bien, ils ont des ressources de bienveillance extraordinaire, montrons-leur que nous avons confiance en eux, en leurs capacités à s’occuper de leurs enfants.
  • Privilégier la relation des enfants avec leur père : mon conjoint reçoit ses enfants dans le cadre d’une garde traditionnelle, c’est-à-dire un week-end sur deux, la moitié des vacances scolaires. Il a heureusement la chance de les voir tous les mercredis chez leur grand-mère. Malgré tout c’est peu, très peu. Aussi il est vraiment important à mon sens que les temps où les enfants sont à la maison soient centrés sur les enfants, et leur relation avec leur père. D’ailleurs, mieux les week-ends avec les enfants se passent, plus mon compagnon est ensuite disponible pour notre couple. Il est heureux, sa relation avec ses enfants est sereine. Pour l’instant nous évitons donc d’inviter des couples d’amis que les enfants ne connaissent pas et qui n’ont pas d’enfant, cela n’aurait aucun intérêt pour eux, et leur père serait moins disponible. Nous essayons de nous organiser pour que mon compagnon puisse passer du temps avec ses enfants, et non pas qu’il fasse les courses, la cuisine ou le ménage à ces moments-là. Ou alors, il fait ces activités avec ses enfants, qui en sont fans. J’évite de le solliciter trop, je prévois des activités avec ma fille, je bosse tranquillement dans notre chambre, je m’occupe de moi-même. Si je sens que la cohabitation va être un peu difficile, je prévois des activités de mon côté, je vais voir ma famille, mes copines, comme ça mon compagnon peut vraiment se concentrer sur ses enfants à 100%.
  • Ne pas prévoir trop d’activités : comme je viens de le dire, les enfants viennent peu souvent chez nous. Ils ont donc besoin de temps pour apprivoiser la maison, on rejoint ici les principes de l’éducation lente. Les week-ends qui se passent le mieux sont souvent ceux où nous ne prévoyons rien de particulier, où ils font ce qu’ils veulent, prennent possession de la maison, du jardin, nouent des liens tranquillement avec leur père, avec la lutine ou avec moi-même. Et ça donne des moments de très grande qualité, à faire du potager, du bricolage ou de la cuisine (et la couture !). Les enfants sont sereins, et nous aussi.

La famille recomposée a donc à mon sens surtout besoin de temps, pour que chacun trouve ses repères, que chacun apprivoise les fonctionnements des autres.

prendre des photos au printemps

Observons la nature printanière

La nature se réveille doucement, les petites fleurs s’ouvrent, délicates avec leurs tendres couleurs. Les ruisseaux coulent gaiement, les arbres bourgeonnent et colorent la forêt d’un vert plein de douceur. Aussi nous prenons un grand plaisir à observer la nature et à fixer tous ces instants fugaces en images.

Nous avons ressorti les cahiers de dessin d’observation de la nature. Notre première tentative a été avec des jolies fleurs, sortes de marguerites roses, c’était assez difficile. Hier comme la lutine était un peu malade, nous nous sommes simplement installées sur la terrasse bien au soleil, avec une belle pomme posée sur la table, et nous avons commencé notre dessin aux crayons de couleur.

mason observation

Et voici le résultat :

observer dessiner avec enfant 5 ans

Nous prenons aussi un grand plaisir à nous promener dans la forêt et dans le jardin et à observer les petites fleurs, les bourgeons. La lutine adore prendre des photos, et moi aussi, alors nous nous amusons à chercher de beaux cadrages. Cela l’initie peu à peu à se demander sous quel angle une photo sera plus jolie.

prendre des photos au printemps

se promener avec un enfant se balader au printemps

Ce serait l’occasion d’écrire de jolies listes, façon Sei Shonagon, du type « Choses qui évoquent le printemps », « Instants fugaces », il faudra que j’essaie avec la lutine.

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Petite Lutine découvre l’anglais

Petite Lutine a très envie de parler anglais depuis que nous avons rencontré une couchsurfeuse autrichienne avec qui c’était notre seul moyen de communication. Elle a compris l’utilité de la langue étrangère. Depuis, je l’aide à assouvir son envie d’apprendre de nouveau mots du mieux que je peux. Les rencontres sont vraiment l’élément déterminant me semble-t-il pour motiver les apprentissages des langues vivantes, elles leur donnent du sens, de la cohérence. A quoi sert à un collégien qui ne connaît personne venant d’Angleterre, qui n’a aucune envie d’y aller, et qui souhaite rester dans sa région de se casser la tête avec les verbes irréguliers ? Au contraire, si on peut voyager avec les enfants, ou tout simplement leur montrer qu’on peut faire des rencontres internationales sans aller très loin, l’envie d’apprendre sera spontanée.

  1. Le vocabulaire

J’ai d’abord trouvé le site languageguide.org qui permet d’ouvrir des pages par thème et en passant le curseur sur les images d’écouter les mots. Elle adore, répète les mots. C’est un bon accent (me semble-t-il en tout cas) et peu à peu elle retient du vocabulaire.

Afin d’avoir un soutien en vocabulaire, je lui ai acheté le livre « First Thousand Words in english ».

2. Faire des phrases

Ensuite, elle regarde des vidéos extraites du DVD Little Pim. Pour l’instant nous regardons des extraits sur internet, mais je pense l’acheter très prochainement (c’est juste un peu cher, 46 euros les trois premiers DVD). Le gros avantage de cette méthode, c’est que les enfants apprennent vraiment des petites phrases, des structures syntaxiques et pas juste du vocabulaire épars. Nous regardons surtout l’extrait sur le petit déjeuner. On apprend à dire des mots (breakfast, milk, bread, eggs, orange juice…) mais aussi quelques phrases : « she’s eating bread » … Nous avons commencé récemment l’extrait sur le réveil.

3. Des chansons et comptines

Elle aime aussi écouter des chansons en anglais, nous écoutons les albums de la collection « Les petits cousins » dans lesquels on trouve des comptines anglaises, américaines, des chansons en anglais… Nous sommes aussi des auditrices inconditionnelles de ce livre malheureusement épuisé des Comptines de ma mère l’oie par Susie Morgenstern.

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Pour les chansons, nous écoutons également des compilations de comptines sur internet. Elles sont en général très pédagogiques, avec un objectif de vocabulaire, et même souvent un objectif grammatical (Par exemple « Do you like banana ? Yes I do » : l’enfant apprend la façon correct de répondre oui en anglais.) La lutine les écoute en boucle, et ensuite elle sait dire de réelles petites phrases. Les images ont le mérite de lui faire comprendre le sens des mots et des phrases sans passer par la traduction. C’est pour le moment l’outil le plus efficace. Voici notre compilation préférée :

Tiffanya a également donné ses idées dans une série d’articles très intéressants dont voici le premier, n’hésitez pas à aller y faire un tour (et à lire au passage ses récits de voyage, un régal !) : Blog Avenue Reine Mathilde.

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créations en laine pour le printemps

Créations de printemps

Depuis une semaine, on dirait que la maison est envahie de petites fées qui s’amusent à créer avec de la laine de toutes les couleurs. Le printemps est long à se manifester dans notre nouvelle région, à peine quelques petites fleurs toutes modestes et discrètes dans l’herbe, des bourgeons roses sur les branches du pêcher, de la mousse qui reverdit, des gouttes d’eau qui coulent en chantonnant…nature printemps activités

Alors nous avons ouvert la fenêtre de la boîte à laine et laissé entrer le vent des couleurs dans la maison.

Voici déjà les petits papillons en laine feutrée, le premier est de la main de la lutine, les deux suivants de la mienne.papillon feutré par la lutine papillons laine feutrée cardée

Une petite poule s’est invitée sur le rebord de la fenêtre, avec son mignon petit poussin. Ils ont revêtus leurs robes printanières fleuries. En feutrine et broderie.

fabriquer couture décorations printemps

Un petit lapin, en trois bonds, a rejoint la table de nature.

rabbit felt wool

Enfin nous avons testé la technique des tableaux en laine cardée. J’adore cette façon de créer, c’est doux et coloré. La lutine en a commencé un elle aussi, et c’est une technique assez facile pour elle aussi, donc une belle occasion de se faire plaisir avec la laine.

tableau laine feutrée felt wool painting

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Chasse aux trésors de la Saint-Patrick

Aujourd’hui nous avons fait la grande chasse aux trésors de la Saint Patrick. Nous avons réparti les 8 enfants en deux groupes, les plus grands et les plus jeunes, avec deux parcours d’indices différents, adaptés aux âges, et un trésor pour chaque équipe. Chaque équipe était munie d’une petite besace cousue rapidement dans la matinée et d’un petit carnet pour prendre les notes nécessaires à la résolution des énigmes.

Pour ceux qui seraient intéressés, je vous donne le texte de nos énigmes, cela pourra peut-être vous inspirer ! Voici d’abord aujourd’hui la version « petits ».

1. Le premier indice était caché sous une haie, avec le petit leprechaun en tricot que j’avais fait l’année dernière. Nous lisons l’histoire de Caolan et le leprechaun (voir dans la marge droite du blog), puis nous demandons aux enfants : « Où doit-on se mettre pour avoir une chance de trouver un leprechaun ?  » Les enfants filent alors dehors et trouvent rapidement le leprechaun.

2. Il s’agissait ensuite de faire trouver un clapier à côté de la maison voisine dont les murs sont jaunes. Le texte de l’indice était :

« Près d’une maison qui a la couleur des poussins, vous trouverez l’habitation d’un petit animal doux avec de longues oreilles. L’indice est caché là. »

3. Dans la forêt il y a un mirador pour la chasse. L’indice suivant était caché à son pied.

« Au cœur de la forêt se trouve une haute et mystérieuse tour, au pied de laquelle vous trouverez l’indice qui vous permettra de poursuivre votre périple. Allez à la recherche de cette tour, mais soyez prudent, on ne sait pas quelles créatures rôdent dans la forêt. » Nous avons avancé à pas de sioux, entendu quelques grincements, mais finalement aucune créature étrange n’est venue nous déranger🙂

4. A l’entrée de notre forêt, il y a un panneau rond avec un cercle rouge. L’indice était caché sous une pierre juste à côté.

« Dessinez un cercle, puis un autre autour un peu plus grand, puis encore un autre encore un peu plus grand. Coloriez l’espace entre le premier et le deuxième cercles. Vous trouverez le prochain indice au pied de ce que vous venez de dessiner. »

5. Nous avions caché l’indice suivant sous la mangeoire des oiseaux dans le jardin. (NB : La nette est un oiseau, je ne trouvais rien de plus facile…)

« Faites sortir les intrus de cette liste. Avec les premières lettres de chaque mot restant, vous formerez le nom du lieu où se trouve le prochain indice :

Mésange – Alouette – Lynx – Nette rousse – Grive musicienne – Etourneau sansonnet – Crabe – Oie cendrée – Ibis rouge – Araignée – Rouge-gorge – Epervier »

6. Il y a un bloc de sel pour le gibier dans la forêt. Nous avons caché un indice sous un bout de bois à côté.

« Si on m’oublie dans les plats, le repas n’a pas de goût. On me trouve dans l’eau de la mer. Je suis posé en forme de cube sur une souche de la forêt pour que les biches et les sangliers viennent me lécher. C’est moi qui garde le prochain indice. »

7. L’indice suivant était caché sous des feuilles mortes près de la barrière qui ferme l’accès à le route forestière.

« Je suis la gardienne de la forêt. Je protège la tranquillité des arbres et des animaux. J’empêche les intrus vrombissant d’entrer, mais je laisse passer les promeneurs. »

8. « Placez-vous au début du chemin de la forêt (à la limite avec le goudron). Avancez jusqu’à la petite chaise jaune. Repérez le premier sapin suivant (indice : le sapin a ses aiguilles en forme de peigne, à plat de chaque côté de la branche ; l’épicéa a ses aiguilles en forme de brosse, plantées de tous les côtés de la branche). Quel sigle est accroché à cet arbre ? Cherchez ce sigle sur un autre arbre un peu plus loin, l’indice sera à son pied. »

9. Dans le haut du jardin, nous avions enterré le trésor, puis placé l’arc-en-ciel de Grimm à côté.

« Quand il y a de la pluie et du soleil en même temps, que se passe-t-il ? On prétend que c’est là que les leprechauns enterrent leurs trésors… Montez sur la colline derrière la maison bleue, et voyez si vous n’en trouvez pas un… »

arc en ciel laine feutrée mobile

Créations sur le thème de l’arc-en-ciel

La Saint Patrick approche à grands pas. Aussi nous avons commencé à mettre en place la décoration de début de printemps, à reverdir notre intérieur. Ce retour du soleil s’accompagnant de nombreuses giboulées, nous n’oublions pas les arcs-en-ciel !

Voici les trois créations que nous disposées dans notre maison sur le thème de l’arc-en-ciel.

La première est en bois, il s’agit d’un morceau de bois coupé en biseau, ce qui permettait de voir les cernes avec une forme toute prête d’arc-en-ciel. L’un des grands lutins de la maison a suivi ces cernes avec un crayon à papier pour délimiter les principales zones de couleur, puis l’a peint. Cet arc-en-ciel en bois tient compagnie au leprechaun et au lapin de Pâques sur le rebord d’une petite fenêtre.arc en ciel bois

La deuxième se constitue de petits galets peints chacun d’une couleur de l’arc-en-ciel et disposé au bord de notre table de nature.

cailloux arc en ciel

Enfin la dernière est faite de petites boules de laine feutrée, que j’ai suspendues à une branche de bois. J’ai ensuite suspendu cette branche au plafond, et voici un joli mobile qui surplombe notre table de nature.

arc en ciel laine feutrée mobile

activités pour la saint patrick

Activités pour la Saint-Patrick

La Saint Patrick est une fête irlandaise, du nom du Saint qui a christianisé le pays. Elle revêt une importance symbolique dans la mesure où l’Irlande s’étant longuement (et encore) opposée au Royaume-Uni anglican, il s’agit pour ce petit pays d’affirmer son identité au travers de ce personnage fondateur.

J’aime assez cette petite vidéo qui explique rapidement (un peu trop même, mais au moins les enfants ne décrochent pas) cette fête et son histoire :

Pourquoi fêtons-nous la Saint Patrick à la maison ?

J’ai choisi de célébrer cette fête dans son aspect le plus populaire et païen, loin de toute idéologie politique ou religieuse. En effet, la culture du petit peuple irlandais, les légendes des leprechauns et des chasses au trésor m’inspirent beaucoup, et font de cette fête un jour plein de joie, de légèreté et de partage. De plus j’aime beaucoup l’Irlande et les couleurs associées à cette fête : le vert du trèfle, et des champs irlandais, les couleurs de l’arc-en-ciel, le bleu du ciel… Nous fêtons cette fête de plusieurs manières. Tout d’abord au travers de bricolages pour préparer la fête , puis d’histoires (dont Caolan et le leprechaun, voir dans la marge droite du blog), puis cette lecture est en général l’occasion d’aborder une chasse au trésor, puis de terminer par un goûter où le vert prédomine (smoothie vert, gâteau au kiwi…).

Voici quelques idées et inspirations de bricolages pour préparer cette fête. Enjoy !

Une petite plantation magique pour une coupe « au naturel » chez le leprechaun :

Des cartes de loto sur le thème de la Saint Patrick :

Un arc-en-ciel de jolies petites mains, on est sûr de trouver un trésor avec un si bel arc-en-ciel !

Des flash cards de vocabulaire anglais sur le thème : cartes de vocabulaire anglais.

Fabriquer des trèfles de mille façons :

  • en feutrine
  • en broderie :
  • Ou encore pour les couturiers/couturières expérimenté(e)s, en patchwork :
  • et pour les petites mains, un patchwork de papiers :
  • mais aussi avec de la peinture, à doigts, à mains, à pinceau, à coton-tige, à rouleau de papier toilette…

Des idées de déguisements :

  • une jolie couronne fabriquée tout simplement avec des cure-pipe, un peu de feutrine et des morceaux de pailles :

  • une autre couronne magnifique :